Cinq ans d’illégalité

L’heure est venue de démanteler le Mur et de respecter les droits des Palestiniens

Dans un avis consultatif rendu le 9 juillet 2004, la Cour internationale de justice déclarait illégale l'édification par Israël du Mur dans le Territoire palestinien occupé et appelait à son démantèlement immédiat. Cinq ans plus tard, cet avis reste lettre morte : Israël poursuit la construction du Mur et la communauté internationale reste impassible. Une situation qu'Oxfam International tient à rappeler dans un recueil de témoignages paru aujourd'hui.

Ce rapport donne la parole à une vingtaine de Palestiniens et de Palestiniennes confrontés chaque jour au Mur, à son « régime associé » (confiscations de terres, systèmes de permis, etc.) et à l'extension des colonies.

Des conséquences tragiques: paysans séparés de leurs champs, ouvriers privés de permis de circuler, femmes enceintes ne pouvant se rendre à l'hôpital, villages souffrant d'un accès insuffisant à l'eau... Les problèmes sont nombreux. L'ONU estime par exemple que dans le Nord de la Cisjordanie, 80% des Palestiniens qui ont des terres de l'autre côté du Mur n'obtiennent pas de permis de la part des autorités israéliennes, et sont donc dans l'impossibilité de cultiver leurs champs. Une situation que l'on retrouve dans d'autres parties de la Cisjordanie.

Dans ce rapport, Oxfam International appelle donc la communauté internationale à mettre sur le tapis la question du Mur en territoire occupé et son régime associé, la colonisation, la confiscation et le contrôle des ressources naturelles (comme la terre et l'eau) qui modifient de facto la composition démographique des territoires occupés et violent le droit international humanitaire.