Haïti: Oxfam entreprend un programme « travail contre rémunération »

Oxfam a commencé à employer des victimes du tremblement de terre en Haïti pour nettoyer leurs camps provisoires et améliorer leurs conditions de vie. Ce programme « travail contre rémunération » a commencé dimanche et sera étendu cette semaine aux neuf sites où Oxfam a récemment installé de l'eau potable et des latrines, desservant 80 000 personnes.

« Les gens ont très envie d'économiser de l'argent, » commente Alexandros Yiannopoulos, expert en sécurité alimentaire chez Oxfam. « Il suffit de regarder les longues queues devant les rares banques qui ont ouvert ce week-end et les foules encore plus nombreuses aux bureaux de transferts de fonds où les gens viennent récupérer l'argent qu'on leur envoie. »

Offrir des emplois rémunérés, par exemple pour la collecte des ordures et des eaux sanitaires, permet non seulement de nettoyer le camp, mais aussi de remplir les poches de ceux qui en ont le plus besoin. Oxfam envisage aussi de distribuer de l'argent en espèces dans des zones cibles, afin de stimuler la micro-économie dans les camps et aux alentours.

« Nous avons appris des expériences passées que les gens préfèrent recevoir de l'argent que des produits ou des aliments, » ajoute Alexandros Yiannopoulos. « Ainsi, ils peuvent acheter ce dont ils ont besoin. Et qui se trouve dans une meilleure position que les personnes elles-mêmes pour décider ? »

Oxfam a testé le « travail contre rémunération » au cours de plusieurs crises dans le monde et l'a trouvé plus efficace que la distribution alimentaire, tant que la nourriture est disponible en quantité suffisante sur le marché. L'évaluation des conditions du marché effectuée par Oxfam à Port-au-Prince indique qu'il y a suffisamment de nourriture, mais que les gens n'ont pas les moyens d'en acheter.

Agissez

Envoyez un courriel au FMI afin qu'ils annulent la dette d'Haïti

Faites un don pour Haïti

En savoir plus

La réponse d'Oxfam au séisme en Haïti

Les derniers blogs du personnel d'Oxfam en Haïti

Twitter Suivez-nous sur Twitter

Notes aux rédactions

Contact