Haïti échappe à l'œil de la tempête Isaac, mais inondations et choléra menacent encore les résidents des camps

Selon l'organisation d'aide internationale Oxfam, des milliers de gens vivant dans les camps de déplacés en Haïti risquent toujours les inondations et les maladies, et ce, malgré le fait que l'île située dans les Caraïbes semble avoir évité le pire de la tempête tropicale Isaac.

Les premières évaluations des dégâts causés par la tempête, laquelle a passé sur la masse terrestre de l'île très tôt samedi matin (25 août), laissent croire que les dommages n'ont pas été aussi importants qu'on le craignait.

Les médias rapportent quatre morts, mais rien n'indique actuellement qu'il y ait eu des dommages importants aux infrastructures ou des pertes considérables.

Les camps dans la capitale de Port‑au‑Prince, comme celui de Jean-Marie Vincent, ont été inondés ainsi que des villages dans le sud de l'île, notamment Les Cayes, Jacmel et Nippes. On signale l'effondrement de certains pylônes électriques, des pannes de courant et quelques perturbations sur les routes.

Toutefois, en raison des prévisions de précipitations abondantes à la suite de la tempête et près de 400 000 Haïtiens vivant toujours dans des camps de déplacés depuis le violent tremblement de terre qui a dévasté Port‑au‑Prince en 2010, la population demeure très vulnérables devant la menace d'inondations, de glissements de terrain et de maladies hydriques, particulièrement le choléra.

Les équipes d'urgence d'Oxfam se dirigent le plus rapidement possible vers les zones touchées de l'île. Ce déploiement permettra aux travailleurs d'effectuer des évaluations en profondeur et de fournir de l'aide sous forme d'eau potable, de kits d'hygiène et d'information publique en matière d'hygiène à ceux qui en ont le plus besoin.

Jane Cocking, directrice humanitaire chez Oxfam, explique : « La tempête est peut‑être terminée, mais les conditions de vie en Haïti demeurent si difficiles pour une grande partie de la population qu'il est beaucoup trop tôt pour dire si la menace est passée. Les habitants d'Haïti sont si pauvres qu'ils sont incroyablement vulnérables aux risques que posent les inondations et les maladies. Ils ont encore énormément besoin de notre aide ».

L'organisation d'aide communique actuellement avec ses donateurs pour demander une aide financière afin de soutenir son travail d'urgence en Haïti, endroit auquel on fait souvent référence comme étant le pays le plus pauvre de l'hémisphère occidental, puisque quatre personnes sur cinq vivent avec moins de deux dollars par jour.

Pour soutenir l'action d'Oxfam, vous pouvez adresser un don au fonds général d’urgence via l'affilié national Oxfam le plus proche. Votre argent servira à financer notre travail d’urgence dans le monde, notamment en Haïti.

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Le travail d'Oxfam en Haïti

L'intervention d'Oxfam au lendemain du séisme en Haïti en 2010

Notes aux rédactions

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