The Coca-Cola Company déclare la « tolérance zéro » des accaparements de terres dans sa chaîne d’approvisionnement

Oxfam se réjouit des engagements pris par l'entreprise à la suite de la mobilisation extraordinaire du public

The Coca-Cola Company s’engage aujourd’hui à prendre des mesures pour prévenir les accaparements de terres dans sa chaîne d’approvisionnement. Cet engagement intervient après que plus de 225 000 personnes ont signé une pétition et se sont mobilisées dans le cadre de la campagne d’Oxfam visant à inciter les entreprises du secteur agroalimentaire à respecter les droits fonciers des communautés locales.

L’entreprise engage ses sociétés d’embouteillage à en faire autant. Coca-Cola annonce en outre qu’elle procédera à de grandes évaluations socio-environnementales de ses chaînes d’approvisionnement, d’abord en Colombie, au Guatemala et au Brésil, puis en Inde et en Afrique du Sud notamment, et qu’elle publiera les noms de ses principaux fournisseurs de sucre de canne.

PepsiCo et Associated British Foods (ABF), les deux autres sociétés visées par la campagne d’Oxfam, n’ont pas encore abordé les problèmes mis en lumière par le rapport d’Oxfam La fièvre du sucre.

« Aujourd’hui, l’une des plus grandes entreprises au monde a accepté d’assumer l’impact de ses activités, se réjouit Judy Beals, responsable de la campagne d’Oxfam intitulée La face cachée des marques. Coca-Cola pose un geste important par lequel l’entreprise montre aux consommateurs et aux communautés à la base de sa chaîne d’approvisionnement qu’elle tient à faire partie de la solution au problème des accaparements de terres. Son initiative aura un retentissement dans l’ensemble du secteur. »

« La campagne a reçu un soutien extraordinaire du public. Cet engagement est une nouvelle preuve qu’aucune entreprise n’est trop grande pour se permettre de ne pas écouter ses client-e-s. Les géants mondiaux de l’agroalimentaire changent la façon dont ils opèrent à la demande des consommateurs. »

Des engagements clairs

Oxfam salue l’engagement de Coca-Cola à mettre en œuvre une politique de « tolérance zéro » des accaparements de terres, et notamment à :

  1. respecter le principe de consentement libre, préalable et éclairé dans l’ensemble de ses activités et exiger de ses fournisseurs, y compris les sociétés d’embouteillage et les franchisés indépendants, qu’ils en fassent autant ;
  2. immédiatement rendre public les noms de ses trois principaux fournisseurs de sucre de canne, ainsi que les pays d’origine ;
  3. réaliser et publier de manière indépendante des études d’impact social, environnemental et sur les droits humains, notamment dans le cadre de conflits fonciers, en commençant par sept régions d’approvisionnement de première importance : le Brésil, la Colombie, le Guatemala, l’Inde, les Philippines, la Thaïlande et l’Afrique du Sud ;
  4. intervenir auprès des gouvernements et des organismes internationaux afin de favoriser le développement de pratiques foncières responsables ;
  5. collaborer avec ses fournisseurs dans le cadre des affaires mentionnées dans le rapport d’Oxfam intitulé « La fièvre du sucre » en vue de parvenir à un règlement qui réponde aux doléances des communautés locales.

En tant que premier acheteur mondial de sucre, Coca-Cola possède un pouvoir d’influence considérable sur ses fournisseurs et sur le secteur. Ces mesures amélioreront la transparence et la responsabilité dans la chaîne d’approvisionnement de Coca-Cola et contribueront au renforcement des normes du secteur. Grâce à ses engagements, Coca-Cola pourra mettre en œuvre des mesures plus efficaces pour prévenir les conflits fonciers qui chassent des agriculteurs et agricultrices de leurs terres. Le détail de ces engagements peut être consulté sur le site Web de The Coca-Cola Company.

Une pression publique croissante

La société Coca-Cola, PepsiCo et Associated British Foods subissent une pression croissante de la part du public qui tient à ce que ces entreprises agissent en faveur d’un plus grand respect des droits fonciers. Selon une analyse réalisée par Oxfam à l’aide de l’outil de veille sur les réseaux sociaux Topsy.com, depuis le lancement de la campagne d’Oxfam, le 2 octobre :

  • 51 % des tweets mentionnant @CocaColaCo émanaient d’Oxfam et de ses sympathisant-e-s.
  • 43 % des tweets mentionnant @PepsiCo émanaient d’Oxfam et de ses sympathisant-e-s.
  • 58 % des tweets utilisant le mot-dièse #ABF émanaient d’Oxfam et de ses sympathisant-e-s.

« Nous nous félicitons de l’impulsion que donne la société The Coca-Cola Company en déclarant la "tolérance zéro" vis-à-vis des accaparements de terres, déclare Judy Beals. C’est un premier pas essentiel, et nous suivrons avec grand intérêt les mesures que prendra l’entreprise pour honorer ses promesses. En particulier, nous continuerons à nous mobiliser, avec nos partenaires locaux, pour un règlement en faveur des communautés brésiliennes et cambodgiennes qui continuent de lutter pour recouvrer leurs droits sur leurs terres. La balle est à présent dans le camp de PepsiCo et d’ABF ; il leur appartient de répondre à l’appel à l’action lancé par des centaines de milliers de personnes. »

Notes aux rédactions

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