Réaction d'Oxfam au rapport de Bill Gates remis au G20

Pour Luc Lamprière, porte-parole d'Oxfam France :

« En affirmant qu’il n’y aura aucune reprise économique durable sans action contre la pauvreté, le message de Bill Gates tombe à pic. Il donne un coup de fouet  à un sommet presque paralysé par les épreuves de l'Europe».

« Il est parvenu à remettre les questions de développement sous le feu des projecteurs en mettant en avant l’importance à la fois de l’aide publique au développement et des idées nouvelles comme la taxe sur les transactions financières, une taxe sur les émissions de carbone du transport maritime et aérien, et l’importance de la transparence des entreprises multinationales ».

« Bill Gates renforce la pression sur les pays riches pour qu’ils tiennent leurs promesses d’aide au développement. Il est choquant que les plus pauvres soient privés de cette aide essentielle. Bill Gates demande que la taxe sur les transactions financières soit bien utilisée pour lutter contre la pauvreté et agir pour la planète. Nous espérons qu’Angela Merkel l’entendra ».

« Bill Gates souligne comment l'aide a permis la croissance et le développement au cours des 50 dernières années et est tout aussi vitale aujourd'hui. Couper l'aide aujourd'hui et ne pas mettre en place des sources innovantes de financement mineront la reprise mondiale tout en étant insignifiant pour rééquilibrer les budgets des pays riches ».
                                                           
« L'enthousiasme de Bill Gates pour une taxation des transactions financières et des émissions de carbone du transport maritime et aérien devrait encourager les pays les plus en pointe ; comme la France, l'Allemagne, le Brésil et l'Inde et convaincre les sceptiques comme le Canada, le Royaume-Uni et les Etats-Unis. Nous soutenons pleinement l’appel de Bill Gates pour que la part du lion de ces recettes profite à la lutte contre la pauvreté, au niveau global, et permette de s’attaquer au changement climatique».

« L’appel de Bill Gates au G20 en faveur d’une transparence juridiquement contraignantes pour les sociétés cotées sur leurs marchés boursiers est bienvenu. Oxfam partage complètement cette analyse. Le G20 doit prendre au sérieux la question des paradis fiscaux qui font perdre aux pays en développement des milliards de recettes fiscales».

« Les dirigeants du G20 doivent agir avec audace et rapidité pour que les idées raisonnables et réalisables contenues dans le rapport de Gates deviennent réalité ».


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