Pêche en eaux troubles dans la Bande de Gaza
Depuis janvier 2009, le gouvernement israélien a limité les déplacements des bateaux de pêche palestiniens à trois miles nautiques des côtes de la Bande de Gaza, interdisant ainsi l’accès à 85 % des eaux territoriales palestiniennes.
Pour le pêcheur entreprenant, s’aventurer plus loin est très risqué : il s’expose à des tirs à balles réelles !
Dans le cadre du cessez-le-feu conclu le 21 novembre dernier entre Israël et le Hamas, Israël a accordé aux pêcheurs de se rendre jusqu’à six miles nautiques au-delà des côtes. Si cette décision constitue pour beaucoup un soulagement, les pêcheurs, dont la survie au-jour-le-jour dépend de leurs prises quotidiennes, se demandent combien de temps cette nouvelle limite sera maintenue.
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Photos: David Levene/Oxfam
Aujourd'hui, 90% des familles de pêcheurs sont considérées comme pauvres, contraintes de vivre au jour-le-jour.
La pêche a toujours été une activité importante pour l’économie de Gaza. Suite aux restrictions imposées par Israël, la plupart des bateaux palestiniens sont condamnés à rester au port.
Bien que les accords d'Oslo garantissent aux Palestiniens l'accès à une zone de pêche de 20 miles nautiques au-delà des côtes, ils sont contraints par Israël de ne pas aller au-delà de 3 miles (portés à 6 miles récemment). De 2008 à 2010, les prises annuelles ont diminué de 45%.
Les pêcheurs palestiniens qui s’aventurent au-delà de la limite maritime imposée par Israël - récemment passée de 3 à 6 miles nautiques - courent le risque d’être pris pour cible. Depuis le 1er janvier 2012, 65 incidents de ce type ont été signalés.
Ne pouvant aller bien loin avec leurs bateaux, les pêcheurs sont contraints de pêcher le crabe au filet.
Le blocus maritime imposé par les autorités israéliennes a réduit les prises de la pêche la plus importante – celle des sardines – de 90%, ce qui correspond à une perte annuelle estimée pour l’économie de Gaza de 26,5 millions de dollars.
