Crise à Gaza

Une fillette se fait soigner dans un cabinet médical mobile à Gaza. Photo : Oxfam
Oxfam soutient un cabinet médical mobile dans les quartiers les plus pauvres de Gaza. Il est à présent trop dangereux de se déplacer dans nombre d'entre eux.

Après sept ans de blocus israélien, 1,7 million de Palestiniennes et Palestiniens restent pris au piège dans la bande de Gaza, quasiment coupée du monde extérieur.

À Gaza, les besoins sont immenses, et les organisations humanitaires doivent pouvoir acheminer l’aide en toute sécurité. La recrudescence des violences a interrompu une partie des activités humanitaires. Nous faisons tout notre possible dans les circonstances actuelles, mais c’est loin de suffire face aux besoins.

Nous condamnons toute violence contre les populations civiles, tant les opérations militaires israéliennes que les tirs de roquettes palestiniens. Ce sont les populations civiles qui paient le plus lourd tribut aux affrontements, et les Gazaouis représentent la grande majorité des victimes.

À Gaza, des infrastructures civiles vitales, telles que les réseaux de distribution d’eau et les services d’assainissement et de santé, ont été fortement endommagés.

La population de Gaza est déjà extrêmement vulnérable du fait du blocus israélien, qui a ravagé l’économie, restreint la liberté de mouvement et entravé l’accès aux services essentiels, comme la santé et l’éducation. Les hôpitaux et les services de base peinent à faire face. Les prix alimentaires augmentent tandis que des moyens de subsistance sont détruits.

Des dizaines de milliers de civils israéliens pâtissent de la multiplication des tirs de roquettes à partir de Gaza, qui frappent des bâtiments et entraînent la fermeture des écoles et d’autres services.

La communauté internationale doit redoubler d’efforts pour parvenir à une paix juste et durable qui apporte la sécurité et le développement à toutes et tous, Israéliens comme Palestiniens. Israël doit mettre fin au blocus de Gaza, qui inflige une punition collection à toute une population civile.

Le blocus de Gaza

En place depuis sept ans, le blocus a ravagé l’économie gazaouie, empêché la plupart des habitants de sortir de la bande de Gaza, restreint l’accès aux services essentiels comme la santé et l’éducation, et coupé les liens entre les Palestiniens.

  • Plus de 40 % de la population gazaouie, dont près de 50 % de jeunes, se trouvent sans emploi et 80 % reçoivent une aide internationale. Nombre d’industries clés, telles que le secteur de la construction, ont été décimées, l’importation des matériaux de base à Gaza n’étant pas autorisée. Les exportations représentent actuellement moins de 3 % de leur volume d’avant le blocus, les produits agricoles et autres marchandises devant transiter par la Cisjordanie et toute exportation vers Israël demeurant interdite.
  • Le blocus avait laissé la population particulièrement dépendante des tunnels égyptiens pour son approvisionnement. La fermeture de ces tunnels par le gouvernement égyptien, à la mi-2013, a dès lors fortement aggravé la situation humanitaire à Gaza. La pénurie générale de carburant cause des coupures de courant pouvant durer de 12 à 16 heures chaque jour, d’où de nombreuses défaillances des réseaux d’approvisionnement en eau et d’assainissement et la difficulté pour les hôpitaux, les écoles et les petites entreprises de poursuivre leurs activités.

Notre action à Gaza

Le travail humanitaire et de développement que nous menons en collaboration avec des partenaires aide environ 350 000 personnes dans la bande de Gaza appauvrie par le blocus israélien.

Nous travaillons avec les femmes et les hommes agriculteurs ou pêcheurs qui ne peuvent pas accéder à leurs moyens de subsistance, et soutenons un hôpital ainsi qu’un cabinet médical mobile qui dispense des soins de base.

Nous fournissons de l’eau potable et des services d’assainissement, et menons un projet de distribution de bons alimentaires qui permet aux familles les plus vulnérables de manger à leur faim et qui soutient l’économie locale.

Nous aidons les productrices et producteurs locaux à améliorer la qualité de leurs produits et à les commercialiser, tout en soutenant les activités de défense de leurs droits menées par des organisations locales de la société civile.

Nous appelons toutes les parties à conclure un cessez-le-feu sans délai et à respecter le droit international humanitaire.

Dernière mise à jour : 31 juillet 2014

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