Djimon Hounsou

En décembre 2016, Djimon s’est rendu dans le nord-est du Nigeria, où il a rencontré des personnes touchées par le conflit avec le groupe Boko Haram.
En décembre 2016, Djimon s’est rendu dans le nord-est du Nigeria, où il a rencontré des personnes touchées par le conflit avec le groupe Boko Haram.

L’acteur Djimon Hounsou est né au Bénin. Arrivé en France à l’âge de 13 ans, pour y poursuivre sa scolarité, il a été "repéré" quelques années plus tard par le couturier Thierry Mugler et a ensuite mené une brillante carrière comme mannequin, puis comme acteur. Engagé contre la pauvreté et les injustices, il soutient aujourd’hui avec ferveur le travail d’Oxfam.

À propos de ses activités philanthropiques en Afrique, Djimon a déclaré : « J’ai découvert cette formidable citation qui dit que nous devrions tous avoir honte de mourir sans avoir significativement contribué à la société. Je suis le fils de ce continent et il est de mon devoir de m’occuper de mon propre peuple. »

En décembre 2016, Djimon est allé dans le nord-est du Nigeria rencontrer des personnes ayant souffert des violences perpétrées par le groupe Boko Haram et des opérations militaires déployées.

« Je me suis fixé l’objectif de porter à la connaissance du monde l’histoire de ces gens pris entre deux feux et de mettre en lumière les problèmes auxquels ils sont confrontés. J’ai entendu tant de témoignages, j’ai rencontré des personnes qui font d’immenses efforts pour aider leurs voisins. C’est beau de voir des hommes et des femmes ouvrir sans conditions leur porte à des personnes chassées de chez elles par les violences. J’ai le devoir de m’assurer que les personnes affectées par cette crise peuvent subvenir à leurs besoins les plus essentiels comme l’eau, la nourriture et l’assainissement. »

Djimon soutient Oxfam depuis plus de dix ans. Il s’est notamment rendu au Mali dans le cadre de la campagne d’Oxfam "Make Trade Fair" (Pour un commerce équitable). Il y a rencontré des cultivateurs de coton frappés de plein fouet par la chute des cours et a constaté les effets néfastes des subventions américaines sur l’Afrique.

Djimon est revenu de ce voyage plus que jamais déterminé et désireux de faire entendre la voix des pauvres. En 2005, il a pris la parole lors du concert « Live 8 » à Philadelphie, puis a fait pression sur les chefs d’État et de gouvernement réunis au sommet du G8 à Gleneagles.

Malgré des avancées importantes dans les domaines de l’aide et de l’annulation de la dette, les résultats de ce sommet n’ont pas été la hauteur des espérances des millions de personnes dans le monde qui, comme Djimon, avaient mené campagne en faveur d’un changement fondamental, notamment sur les enjeux commerciaux. Djimon est retourné aux États-Unis pour soutenir le travail d’Oxfam Amérique dans le cadre d’un projet de loi sur l’agriculture, contre les subventions agricoles américaines qui nuisent aux agricultrices et agriculteurs des pays pauvres.

Djimon a également fait campagne aux côtés d’Oxfam pour la lutte contre le changement climatique. En 2009, il a ouvert l’Assemblée générale des Nations unies sur le changement climatique par un discours éloquent sur l’impact du changement climatique dans les pays en développement.

Nominé aux Oscars pour ses rôles dans Blood Diamond (2006) et In America (2002), Djimon a contribué à diverses activités de collecte de fonds au profit d’Oxfam, telles qu’une vente aux enchères d’entrées pour assister à la première de son film Push, aux États-Unis.