Réfugiés rohingyas au Bangladesh: face à la mousson, Oxfam renforce son aide d’urgence

Alors que la saison de la mousson a commencé au Bangladesh, Oxfam met tout en œuvre pour apporter une aide d’urgence et préparer les familles de réfugiés rohingyas à une nouvelle catastrophe. Photo : Maruf Hasan/Oxfam
Alors que la saison de la mousson a commencé au Bangladesh, Oxfam met tout en œuvre pour apporter une aide d’urgence et préparer les familles de réfugiés rohingyas à une nouvelle catastrophe. Photo : Maruf Hasan/Oxfam

Les réfugiés rohingyas qui vivent dans des camps de fortune au Bangladesh font à présent face à une autre catastrophe : les pluies de la mousson qui provoquent des inondations et des glissements de terrain et risquent de favoriser le développement de maladies mortelles.

Oxfam intensifie ses opérations pour améliorer l’hygiène, l’assainissement et l’approvisionnement en eau, ainsi que préparer les familles à faire face aux tempêtes attendues. Votre soutien compte.

Près d’un million de Rohingyas ont fui d’inimaginables atrocités au Myanmar pour chercher refuge au Bangladesh. Ils se retrouvent entassés dans un espace par trop insuffisant pour les y accueillir décemment. Ils vivent dans la promiscuité sous des tentes de fortune installées sur des terrains escarpés et inadaptés.

Latrines qui débordent, eau contaminée... Les conditions de vie y sont désastreuses, et les intempéries vont aggraver la situation. Les fortes pluies ont occasionné d’importants dommages dans les camps, les rendant en partie inaccessibles et nécessitant de reloger d’urgence les réfugiés. Le risque d’une épidémie de grande ampleur est très élevé.

200 000 personnes menacées

  • Durant la saison de la mousson, environ 2,5 mètres d’eau tomberont en trois mois, transformant les sols poussiéreux des camps en marécages malsains et compliquant considérablement l’acheminement de l’aide.
  • Des centaines de milliers de réfugiés vivent dans des abris précaires faits de bâches et de bambou, qui ne pourront pas résister à une forte tempête et risquent d’être balayés par les inondations ou les glissements de terrain.
  • Les fortes pluies peuvent rendre impraticables les chemins que les réfugiés empruntent pour aller chercher de l’eau et de la nourriture et se rendre aux toilettes. On estime qu’un demi-million de personnes pourraient difficilement obtenir de l’aide et accéder à des services vitaux pendant la mousson.

Nous avons jusqu’à présent distribué près de 21 500 nécessaires d’hygiène et nous fournissons environ 385 000 litres d’eau chlorée par jour dans le camp de Teknaf. Photo : Maruf Hasan/Oxfam

Eau, hygiène, assainissement : l'action d'Oxfam

Depuis le mois de septembre, l’équipe d’Oxfam au Bangladesh apporte des secours d’urgence à 266 000 personnes. Notre priorité à présent est d’aider les réfugiés à affronter la mousson.

Nous travaillons à prévenir les débordements des latrines et nous avons stocké du matériel d’urgence, tels que des pompes à eau et des toilettes, dans nos entrepôts pour le cas où des tempêtes endommageraient les points d’eau et d’autres infrastructures.

Nous fournissons de l’eau et des produits d’hygiène pour endiguer la propagation de maladies et nous informons les familles sur les précautions sanitaires à prendre.

Chaque jour, nous fournissons près de 240 000 litres d’eau potable à 25 500 personnes dans le camp d’Unchiprang. Dans le camp de Teknaf, situé plus au Sud, notre station de traitement des eaux usées assure un approvisionnement d'environ 385 000 litres par jour.

Nous avons vidangé et réparé des centaines de latrines, installé 770 cabines de douche et construit 726 puits afin d’empêcher que l’eau ne soit contaminée suite aux fortes pluies et n’entraîne la propagation de maladies.

Nous avons jusqu’à présent distribué plus de 21 500 nécessaires d’hygiène, et nous avons recruté plus de 550 bénévoles rohingyas pour animer des séances d’information et de sensibilisation sur l’eau potable, la propreté des latrines, l’hygiène alimentaire, le lavage des mains et la diphtérie.

Votre aide peut sauver des vies

Près d’un million de réfugiés rohingyas vivent dans des conditions de promiscuité et d’insalubrité inquiétantes au Bangladesh, et des centaines continuent d’arriver chaque semaine. L’aide est insuffisante. Davantage de ressources sont nécessaires pour parer aux pluies dévastatrices de la mousson et améliorer les conditions de vie dans les camps tant que les Rohingyas auront besoin d’aide.