De la Syrie à Zaatari : portraits de réfugiés en Jordanie

Sara, 11 ans, réfugiée syrienne en Jordanie. Photo : Sam Tarling/Oxfam
Sara a été blessée à la tête par des éclats de shrapnel en Syrie. Sa famille a fui en janvier 2013 et a passé quatre jours au camp de Zaatari avant de s’installer dans un appartement de Zarka. Photo : Sam Tarling/Oxfam

Le camp de Zaatari en Jordanie abrite environ 80 000 réfugiés syriens. La moitié des personnes qui y vivent ont moins de 18 ans. Oxfam aide quelque 25 000 habitants de Zaatari de multiples façons : approvisionnement en eau potable, construction de toilettes et de douches, mise en place de centres communautaires, promotion de l’hygiène et collecte des déchets.

Mohammad Naser, originaire de la ville de Ghouta, dans la région de Damas en Syrie, venu avec deux de ses trois enfants chercher de l’eau potable à un réservoir fourni par Oxfam dans le camp de Zaatari, en Jordanie. En Syrie, Mohammad vendait des légumes dans un supermarché. Photo : Sam Tarling/Oxfam

« J’ai pensé aller en Europe, mais je m’inquiète des dangers dont j’ai entendu parler à la télé, confie Mohammad Naser, qui vit dans le camp de Zaatari. Si je pars illégalement, la police risque de m’attraper et de me renvoyer en Syrie. Je veux rentrer chez moi, mais pas comme ça. » 

Sanaa, une bénévole d’Oxfam originaire de Deraa, en Syrie, avec sa fille Amna dans leur caravane du camp de Zaatari. Photo : Sam Tarling/Oxfam

Sanaa et sa famille ont fui après que son frère a été tué, en 2013. Deux de ses sœurs sont restées en Syrie, mais toute communication avec elles est devenue impossible.

Amna, de Deraa en Syrie, dans sa caravane du camp de Zaatari. Photo : Sam Tarling/Oxfam

À leur arrivée à Zaatari, Amna et sa famille n’avaient que deux tentes et des couvertures pour dormir, sans matelas qui les protège du sol caillouteux. Il n’y avait pas d’eau ni d’installations sanitaires dans la zone du camp où elle habite, jusqu’à ce qu’Oxfam en construise, se rappelle Amna.

Hamoudi (11 ans) et ses sœurs Sidra (4 ans) et Yasmine (6 ans), originaires de Ghouta, près de Damas, prennent de l’eau potable à un réservoir installé par Oxfam dans le camp de Zaatari. Photo : Sam Tarling/Oxfam.

Housam Shayeb, dans le camp de Zaatari. Photo : Sam Tarling/Oxfam 

Housam Shayeb est parti de Ghouta, près de Damas en Syrie, après les attaques chimiques en 2014. Il participe à présent au programme de travail rémunéré en espèces que nous menons au camp de Zaatari. Ce programme emploie Housam pour veiller à la propreté de son district et y entretenir les installations d’Oxfam.

Tala (2 ans), de Ghouta, près de Damas en Syrie, attend son papa pendant qu’il se sert au réservoir d’eau potable fourni par Oxfam dans le camp de Zaatari, en Jordanie. Photo : Sam Tarling/Oxfam

De gauche à droite : Amira (15 ans), Rasha (7 ans), Ahmad, Thakaa, Reem (6 mois), Zeinah (14 ans) et Sara (11 ans) dans leur appartement de Zarka, en Jordanie, le 8 septembre 2015. Tous les réfugiés ne restent pas au camp. Oxfam vient donc également en aide aux communautés d’accueil jordaniennes. Photo : Sam Tarling/Oxfam

Sara a été blessée à la tête en Syrie. Une balle lui a éraflé le crâne et des éclats de shrapnel sont restés dans son cuir chevelu. Sa famille a fui la Syrie en janvier 2013 et a passé quatre jours au camp de Zaatari avant de s’installer dans un appartement, dans la ville de Zarka.

Son père Ahmad envisage d’aller en Europe pour donner une vie meilleure à sa famille. « On ne vit et ne meurt qu’une fois, dit-il. J’ai été confronté à la mort plusieurs fois. J’ai failli être tué à trois reprises et j’ai vu des gens se faire tuer devant moi. Je devrais être mort à l’heure qu’il est. Je suis prêt à courir le risque et à affronter le danger d’aller en Europe, si cela peut permettre à mes enfants d’avoir une vie meilleure. » Oxfam prévoit de travailler dans des communautés d’accueil jordaniennes et de leur procurer des réservoirs d’eau, des filtres à eau et des bons d’achat de produits d’hygiène.

Grâce à vos dons, nous aidons des millions de personnes en Syrie, en Jordanie et au Liban. Nous les approvisionnons en eau potable, nous construisons et réhabilitons des installations de distribution d’eau et d’assainissement, nous mettons les réfugiés en contact avec les services médicaux, juridiques et d’accompagnement appropriés, et nous fournissons des articles de première nécessité, tels que des couvertures, des fourneaux et des bons d’achat de produits d’hygiène.

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Si vous souhaitez contribuer à nos actions auprès des réfugiés syriens, vous pouvez faire un don à notre fonds d’urgence pour la crise syrienne.