La vie dans le camp de réfugiés de Zaatari, quatrième ville de Jordanie

Une médecin porte un nouveau-né dans le camp de Za’atari, en Jordanie.
Une médecin porte un nouveau-né dans la maternité du camp de réfugiés de Za’atari, en Jordanie.

Le camp de Zaatari accueille près de 80 000 Syriens et Syriennes qui ont dû fuir la guerre en Syrie. Plus de la moitié sont des enfants. La taille de ce camp, qui constitue aujourd’hui la quatrième plus grande ville de Jordanie, pose des défis considérables en termes d’infrastructures.  

Children outside an Oxfam facility in Za'atari refugee camp, SyriaDes enfants jouent à proximité d’un local Oxfam situé dans le camp de Zaatari, où nous plaidons en faveur de l’installation de systèmes d’eau potable et d’évacuation des eaux usées permanents.

Oxfam travaille actuellement dans trois des douze districts de Zaatari à la supervision de l’eau et assainissement, de la gestion des déchets et de l’entretien des blocs sanitaires. Nous coordonnons également des activités de promotion de l’hygiène qui sont capitales pour prévenir la propagation des maladies.

Nous travaillons avec l’Unicef et d’autres acteurs internationaux à l’installation d’un réseau d’alimentation en eau dans le camp qui permettra aux réfugiés d’avoir accès à de l’eau potable. Une fois achevé, ce réseau sera le plus grand jamais construit dans un camp de réfugiés. 

A new born babay in Za'atari refugee camp, JordanSham était âgé d’à peine quelques heures et était le plus jeune résident du camp de Zaatari au moment où cette photo a été prise, mi-décembre 2015.

D’une manière ou d’une autre, la vie continue dans le camp : des bébés naissent et des enfants peuvent aller à l’école.

A brother and sister stand together, Za'atari refugee camp, JordanSyria, dix ans, et Hassan, quatre ans ont dû marcher durant près de douze heures pour traverser la frontière entre la Syrie et la Jordanie. Les deux enfants vivent désormais dans le camp de réfugiés de Zaatari avec leur mère.​ 

Alors que le camp se transforme peu à peu en une ville semi-permanente, des réfugiés peinent à trouver du travail et des moyens de subsistance pour eux-mêmes et leurs familles. De nombreux réfugiés survivent de la maigre aide humanitaire ou en travaillant illégalement.

A view of Za’atari camp, JordanLe camp de Zaatari s’étend désormais à perte de vue. 

Selon les estimations, la Jordanie, l’un des principaux pays d’accueil, dépense 870 millions de dollars par an pour venir en aide aux réfugiés syriens. Si elle était considérée comme l’un des pays donateurs « traditionnels », elle aurait assumé 5 622 % de sa contribution équitable aux efforts internationaux.

A refugee shows off one of his birds in Za'atari refugee camp, JordanJamal Ashamed montre un des oiseaux qu’il élève à Zaatari.

Jamal et ses sept enfants ont fui la Syrie il y a trois ans. Il a tout laissé derrière lui mais a pu reconstruire une part importante de sa personnalité : sa passion pour les pigeons.

Jamal a fait du bénévolat auprès d’Oxfam avant de se voir proposer un travail de distributeur d’eau.

Nous demandons à la communauté internationale d’agir de toute urgence face à cette crise qui ne cesse de s’aggraver. Les États doivent apporter la totalité des financements nécessaires à l’aide humanitaire, offrir un refuge à tous ceux et celles qui ont dû fuir leur pays, notamment en accueillant une part équitable de la population réfugiée sur leur territoire ; mettre fin aux transferts d’armes et de munitions ; et relancer les efforts concertés pour apporter une solution politique à cette crise.

Photos : Tom White/ Oxfam