Soudan du Sud

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Après des dizaines d’années de conflit, le Soudan du Sud est officiellement devenu un État indépendant en juillet 2011. Tous les espoirs semblaient alors permis : beaucoup ont cru à une croissance et à une paix durable dans ce pays pour lequel ils s’étaient tellement battus. Malheureusement, à la mi-décembre 2013, un conflit a éclaté à Djouba, qui a rapidement dégénéré en crise politique et ethnique d’envergure nationale.

Depuis, plus de 2,5 million de personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays et plus de 830 000 se sont réfugiées dans les pays voisins, notamment l’Éthiopie, le Kenya, le Soudan et l’Ouganda. La crise a rendu toute activité agricole difficile, ce qui a perturbé les marchés, réduit les moyens de subsistance et contraint les communautés d’accueil à partager le peu qu’elles possédaient avec les déplacés. Une personne sur trois se trouve dans une situation de grande insécurité alimentaire.

Oxfam au Soudan du Sud

Oxfam est présente au Soudan du Sud depuis plus de trente ans. En 2015, nous avons renforcé nos opérations pour répondre aux besoins des plus vulnérables. Nous avons ainsi porté assistance à plus de 1,2 million de personnes à travers le pays dans le cadre d’une aide nécessaire à leur survie dans l’immédiat, mais aussi de projets de développement à plus long terme.

Sauver des vies, aujourd’hui et demain

Au Soudan du Sud, Oxfam s’emploie à apporter une aide humanitaire appropriée et équitable de manière rapide, efficace et sûre, afin d’aider les personnes affectées par le conflit à répondre à leurs besoins en fonction de leurs priorités. Oxfam apporte actuellement une aide humanitaire à plus de 860 000 personnes sous diverses formes : eau potable, équipements sanitaires, vivres, énergie et aide aux revenus. 

Résilience des moyens de subsistance

Au Soudan du Sud, les interactions complexes entre l’alimentation, la terre, l’eau, le commerce et la concurrence dont les ressources restreintes font l’objet, se combinent à la volatilité des prix et au conflit persistant et mettent constamment les systèmes alimentaires sous pression. Oxfam travaille avec les communautés pour trouver des moyens innovants de faire face à la réduction des moyens de subsistance, afin de permettre aux populations de répondre à leurs besoins essentiels et d’améliorer leur qualité de vie durablement.

Promotion de la justice entre les femmes et les hommes

Au Soudan du Sud, il incombe en premier lieu aux femmes de s’occuper du foyer, mais celles-ci sont souvent exclues de la prise de décision et des positions d’influence. En favorisant leur autonomisation économique et sociale, nous aidons les femmes et les filles vulnérables à améliorer leur qualité de vie et à vivre dans la dignité et la sécurité.

Oxfam met actuellement en œuvre un programme de promotion de la justice entre les femmes et les hommes axé sur l’élimination des violences faites aux femmes. Aux niveaux des villages et des payams, nous avons mis en place des comités de protection au sein desquels les femmes peuvent aborder en toute sécurité les problèmes qu’elles rencontrent. Avec le soutien de partenaires nationaux, nous fournissons une aide à la médiation, une assistance juridique et des services d’orientation pour que les survivantes de violences puissent accéder à la justice aux niveaux national et du comté.

Bonne gouvernance et citoyenneté active

Les restrictions à l’exercice d’une citoyenneté active sont nombreuses pour les populations au Soudan du Sud compte tenu de l’accès limité à l’information et au leadership, ainsi que du conflit qui continue de déchirer le pays. Pour surmonter l’héritage de dizaines d’années de conflit, il est nécessaire de concilier plusieurs priorités : répondre aux besoins humanitaires pressants, développer les capacités et les fonctions de l’État et s’attaquer aux causes de l’insécurité.

Oxfam collabore avec plus de dix organisations de la société civile, communautés et institutions pour promouvoir la transparence et une bonne gouvernance. Aux niveaux national et local, Oxfam a réuni des acteurs clés afin de favoriser la participation de la société civile dans les processus législatifs et de renforcer sa capacité à demander des comptes au gouvernement sur l’allocation des ressources.