Ensemble, refusons de fermer la porte aux réfugiés

Le monde connaît la plus grave crise de réfugiés depuis la Seconde Guerre mondiale.
Le monde connaît la plus grave crise de réfugiés depuis la Seconde Guerre mondiale.

Après une première tentative rapidement bloquée par des recours en justice, le président des États-Unis, Donald Trump, a publié un second décret qui s’attaque aux réfugiés et aux migrants, empêche leur entrée légale aux États-Unis et reste discriminatoire à l’égard des musulmans.

Le lundi 6 mars 2017, le président des États-Unis, Donald Trump, a signé une seconde interdiction d’entrée aux États-Unis qui ferme de nouveau la porte à des milliers de personnes contraintes de fuir leur propre pays.

Alors que cette nouvelle mouture avait été élaborée pour éviter les contestations juridiques, elle est tout aussi discriminatoire que la première et vise toujours des personnes simplement en quête d’un lieu où vivre en sécurité après avoir fui les violences et les persécutions dans leur pays. Cette nouvelle interdiction empêche les ressortissants de six pays à majorité musulmane d’entrer légalement aux États-Unis.

Selon ce décret, des milliers de réfugiés et de migrants n’auront plus la possibilité de refaire leur vie aux États-Unis. La sécurité est désormais refusée à des hommes, des femmes et des enfants parmi les plus vulnérables au monde. Des familles sont séparées. Certains parlent de « filtrage extrême » ; nous appelons cela une « extrême injustice ».

Le cas de Feras : un rêve qui s’effondre

Feras Almouqdad, réfugié syrien

Lorsque Feras Almouqdad, réfugié syrien de 29 ans, a reçu un appel l’invitant, avec sa famille, à suivre la procédure de filtrage et d’admission aux États-Unis, il était aux anges. Aujourd’hui, le voici entouré de valises dans son appartement jordanien, son rêve d’une vie meilleure effondré. Feras, qui essaie de s’en sortir en travaillant de temps à autre comme barbier, faute de pouvoir exercer son métier de juriste en Jordanie, fait partie des milliers de Syriens touchés par la décision du président Donald Trump de geler le programme américain de réinstallation.

« J’ai été atterré par le décret de Trump qui interdit aux réfugiés syriens d’entrer sur le territoire américain. La statue de la Liberté symbolise l’amitié entre les nations et la protection contre l’oppression, mais le décret de Trump représente tout le contraire », se désole-t-il.

Nous ne resterons pas les bras croisés

Après la signature du premier décret présidentiel de Donald Trump, fin janvier, des millions de personnes se sont élevées contre une telle injustice et ont exprimé leur solidarité avec les réfugiés. Ensemble, nous avons manifesté notre opposition au décret dans nombre de villes et d’aéroports dans le monde. Oxfam s’est même associée à l’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) et au bureau de la procureure du Massachusetts pour déposer un recours en justice contre le décret présidentiel de Trump sur l’immigration.

Le nouveau texte fait actuellement l’objet de recours en justice dans différents Etats des Etats-Unis. Ils seront dans les prochains mois probablement suivis d’appels qui pourraient aller jusqu’à la Cour Suprême elle-même, afin qu’elle décide du sort final du décret présidentiel.

Mais notre combat ne s'arrête pas là.

Dans ces circonstances inédites, nous avons besoin de votre aide. À un moment où les réfugiés ont cruellement besoin d’aide pour survivre, nous devons faire tout notre possible pour les soutenir, que ce soit en fournissant aux familles déplacées des produits de première nécessité, comme de l’eau et des vêtements chauds, ou en résistant par tous les moyens à cette nouvelle interdiction d’entrée aux États-Unis.

Nous prenons part à ce combat car, en tant qu’organisation d’envergure mondiale, nous avons du personnel dans plus de 90 pays et nous estimons que notre capacité à faire face à certaines des pires crises humanitaires dans le monde est désormais gravement compromise.

Ceci est d’autant plus scandaleux que l’Europe ferme également ses frontières pour empêcher l’entrée de personnes en quête de protection. Nous appelons donc les gouvernements du monde entier à condamner ce décret présidentiel, à exiger son annulation et à augmenter leurs propres quotas de réinstallation.

Ce que vous pouvez faire

Il est peu probable que le président Trump nous écoute, vous et moi. Mais peut-être écoutera-t-il d’autres gouvernements, s’ils s’unissent. Nous sommes déjà plus de 280 000, du Kenya à la Syrie, à avoir agi pour soutenir les personnes contraintes de s’exiler. Doublons ce chiffre et faisons en sorte que des milliers de réfugiés ne se retrouvent pas bloqués dans un no man’s land. Dans l’immédiat, voici comment vous pouvez aider les réfugiés :

Number 1 
 Ajoutez votre voix, rejoignez le mouvement et signer la pétition Stand As One !
 

Number  2
 Soutenez notre travail auprès des réfugiés et des migrants à travers le monde. Faites un don
 

number 3Téléchargez l’image ci-dessous et changez la photo de votre profil Facebook ou Twitter pour montrer que vous soutenez les réfugiés et les migrants et que vous vous OPPOSEZ aux mesures discriminatoires du président Trump
 

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