Il est temps de mettre fin aux inégalités extrêmes

Ecolière devant un tableau noir dans une salle de classe de Kigali, Rwanda. Photo : Simon Rawles

Nous pâtissons toutes et tous des inégalités : elles freinent la croissance économique, augmentent la criminalité et anéantissent les espoirs et les ambitions de milliards de personnes irrémédiablement confinées au bas de l’échelle.

Ces inégalités criantes ne sont pas inévitables ; elles résultent de choix politiques et économiques. Les richesses extrêmes sont synonymes de pouvoir et d'influence. Le fait est que nous vivons dans un monde où les règles sont biaisées en faveur d'une minorité et aux dépens de la majorité.  Ainsi, à mesure qu'une minorité s'enrichit, les plus pauvres sont laissés pour compte.  

Cette situation n’est pas une fatalité. Ensemble, nous pouvons rééquilibrer les choses. Nous pouvons changer les règles pour assurer que les plus riches paient leur juste part d’impôts.  Nous pouvons exiger plus de dépenses publiques pour la santé et l’éducation, afin de donner une chance aux populations défavorisées. Nous pouvons réclamer une rémunération équitable pour toutes et tous. Nous pouvons veiller à ce que les plus pauvres puissent se faire entendre, notamment de celles et ceux qui exercent le pouvoir.

Le saviez-vous ?

  • Oxfam a calculé qu’en 2016, les 8 plus grandes fortunes du monde détenaient autant que les 3,6 milliards de personnes qui représentent la moitié la plus pauvre de l’humanité. Aujourd’hui, 1 % de la population possède plus que l’ensemble du reste du monde.
  • En 2015, 700 millions de personnes vivaient dans l'extrême pauvreté (avec moins de 1,90 dollar par jour)
  • Sept personnes sur dix vivent dans un pays dans lequel l’écart entre les riches et les pauvres est plus grand qu’il y a 30 ans.
  • Les revenus des 10 % les plus pauvres ont augmenté de moins de 3 dollars par an entre 1988 et 2011, tandis que l'augmentation des revenus des 1% les plus riches était 182 fois supérieure.
  • L’évasion fiscale des multinationales coûte aux pays pauvres au moins 100 milliards de dollars par an. Celle des individus les plus fortunés prive les pays africains de 14 milliards de dollars de recettes fiscales par an.
  • Les revenus les plus élevés sont réservés en quasi exclusivité aux hommes, qui représentent 89 % des 1810 milliardaires en dollars de la liste Forbes pour 2016.
  • Si rien n’est fait, il faudra 170 ans pour parvenir à l’égalité salariale entre les femmes et les hommes.

Il est temps d'agir

Le moment est venu. Le monde a pris conscience du fossé entre les grandes fortunes et le reste de la population. De l’Espagne à l’Afrique du Sud, du Pérou au Pakistan, des femmes et des hommes revendiquent déjà un monde plus juste.