Crise en Syrie

Sara, 11 ans, devant une citerne fournie par Oxfam sur le toit de sa maison, à Zarka, Jordanie. Elle a été blessée à la tête et sa famille a décidé de fuir Homs, en Syrie, en janvier 2013. Photo : Sam Tarling/Oxfam
Sara, 11 ans, devant une citerne fournie par Oxfam sur le toit de sa maison, à Zarka, Jordanie. Elle a été blessée à la tête et sa famille a décidé de fuir la Syrie, en 2013. Photo : Sam Tarling/Oxfam

Cinq ans après le début de la crise en Syrie, le conflit ne montre aucun signe d’apaisement. Sur une population de 22 millions d'habitants, la moitié a fui les zones de combat et plus de 13,5 millions ont aujourd'hui besoin de votre aide.

Les souffrances humaines causées par la guerre en Syrie sont terribles. Des millions de personnes ont été contraintes de fuir leurs foyers. Nous venons en aide à toutes celles qui sont affectées par cette crise, en Syrie même, mais aussi au Liban, en Jordanie, ainsi qu’en Grèce, en Serbie et en Macédoine. Avec votre soutien, nous pourrions faire davantage.

L'ampleur de la crise

Depuis que le conflit a éclaté, en mars 2011, plus de 250 000 personnes ont été tuées en Syrie et plus de 4,6 millions ont fui dans les pays voisins. Alors que le fragile cessez-le-feu, entré en vigueur à la fin du mois de février, se maintient, la population syrienne est encore sous le choc de l’année passée, la pire du conflit à ce jour.

Selon les Nations unies, ce sont, rien qu'en Syrie, plus de 13,5 millions de personnes qui ont besoin d’une aide d’urgence, dont plus de 6,6 millions de personnes déplacées à l'intérieur du territoire. L’afflux continu et massif de personnes déplacées par le conflit dans les pays voisins met les économies et infrastructures locales sous pression.

En outre, d'après le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR), la majorité des réfugiés syriens dans les pays voisins vivent dans des zones urbaines, hors des camps. Il leur est donc difficile d'avoir accès à une aide bien souvent vitale. 86% des réfugiés hors des camps en Jordanie vivent en dessous du seuil de pauvreté.

Notre action en Syrie, en Jordanie et au Liban

Ahmad, 39, from Ghouta, near Damascus in Syria, collects drinking water from an Oxfam supplied water tank in Zaatari camp in Jordan, which is home to around 80,000 Syrian refugees. Half of the camp's residents are under 18. Photo credit: Sam Tarling/Oxfam

Ahmad, 39 ans, originaire de Ghouta, près de Damas en Syrie, prend de l’eau potable à un réservoir installé par Oxfam dans le camp de Zaatari, en Jordanie. Photo credit: Sam Tarling/Oxfam

En 2014, nous avons porté assistance à près d’un demi-million de réfugiés en Jordanie et au Liban, par un approvisionnement en eau potable ou par des distributions d’argent et de matériel d’urgence, tel que des couvertures et des fourneaux ou des produits d’hygiène. Nous aidons les familles à s’informer de leurs droits et les mettons en rapport avec les services médicaux et d’aide juridique, notamment. 

Nous avons construit des sanitaires dans les camps de réfugiés, les campements sauvages et aux abords des routes désertes empruntées par les personnes qui fuient la Syrie. Nous avons également installé ou remis en état des toilettes dans les communautés d’accueil des réfugiés. Des systèmes de canalisation d’eau sont en cours de développement pour le camp de réfugiés de Za’atari, en Jordanie, et dans les communautés d’accueil de la vallée de la Bekaa, au Liban.

Nous fournissons également de l’eau potable aux personnes déplacées à l’intérieur de la Syrie de plusieurs manières : remise en état des infrastructures, acheminement par camion et réparation des puits.

Notre action internationale

Fournir une aide humanitaire aux millions de victimes de ce terrible conflit est vital mais ce n’est pas suffisant. Depuis le début de la crise, nous militons, grâce à des campagnes de mobilisation citoyenne et par notre travail de plaidoyer, pour une solution politique durable et inclusive. Nous continuons à demander le respect du cessez-le-feu. Nous réclamons également à toutes les parties au conflit l’arrêt des transferts d’armes, la garantie d'un accès humanitaire et la protection des civils. Nous appelons enfin les pays riches à s’engager à financer la réponse humanitaire à la crise syrienne et à réinstaller 10 % de la population de réfugiés syriens enregistrés d’ici à la fin 2016.

Passez à l’action et rejoignez-nous !

Dernière mise à jour : 11 mars 2016