Épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest : l'action d’Oxfam

Une bénévole d'Oxfam en Sierra Leone, en charge de la lutte contre l'épidémie d'Ebola, rit.
Isatu Kamara, 40 ans, entonne une chanson avec les bénévoles d’Oxfam et les membres de la communauté en remerciement de l’action d’Oxfam lors de l’épidémie d’Ebola. Sierra Leone, avril 2015. Photo : Tommy Trenchard/Oxfam.

Le 23 mars 2014, un cas de fièvre hémorragique Ebola était confirmé dans la préfecture de Guéckédou, en Guinée. Il s’en est suivi une épidémie qui a ravagé toute l’Afrique de l’Ouest, faisant plus de 11 300 morts sur un total de 28 000 personnes infectées par le virus, principalement au Liberia, en Sierra Leone, au Nigeria et en Guinée. Avec plus de 4 800 morts, le Liberia a été le pays le plus touché.

Aujourd’hui, l’épidémie d’Ebola est jugulée, mais pas terminée. La fin du virus Ebola a été déclarée au Liberia en mars 2015. Quelques nouveaux cas sont néanmoins encore signalés en Sierra Leone et en Guinée chaque semaine. En collaboration avec nos partenaires et les communautés, nous nous employons à détecter les cas et à prévenir l’apparition de nouveaux foyers. Nous n’arrêterons de combattre cette épidémie qu’à sa complète éradication en Afrique de l’Ouest. 

Notre intervention face au virus mortel d’Ebola

Depuis le lancement de notre intervention en mai 2014, Oxfam a porté assistance à plus de 1,4 million de personnes dans les pays touchés par le virus Ebola. En Sierra Leone et au Liberia, nous avons installé des infrastructures d’eau, telles que des réservoirs et des conduites, dans des dizaines de centres de santé et nous leur avons fourni du matériel médical, notamment des masques, bottes et gants de protection, ainsi que du chlore et du savon. Nous avons construit des centaines de stations de lavage des mains et fourni des kits contenant masques, combinaisons, lunettes, bottes, gants, chlore et housses mortuaires aux équipes procédant à la recherche des contacts et prenant en charge les dépouilles.

Le mot « Ebola » suscite la peur, la stigmatisation, la défiance et les rumeurs dans les communautés touchées comme à travers le monde. Pour changer cela, Oxfam a formé des centaines de bénévoles qui ont fait du porte-à-porte afin de mettre un terme aux comportements à risque et d’inciter les malades à se soumettre à des analyses.

La mobilisation des communautés est désormais unanimement reconnue comme une composante essentielle des opérations menées pour faire face à l’épidémie d’Ebola. Nous avons également travaillé avec les communautés locales à leur relèvement. Pour ce faire, nous avons soutenu des groupes d’épargne pour aider les femmes à redémarrer leur commerce, distribué de l’argent en espèces aux personnes les plus vulnérables, et dispensé des formations aux agricultrices et agriculteurs, en plus de leur fournir des outils et des semences. 

La crise est passée, mais le virus pourrait frapper de nouveau

Au Sénégal, en Gambie, en Guinée-Bissau et au Mali, nous avons travaillé en étroite collaboration avec l’État à la mise en place de mesures de préparation et de prévention : sensibilisation par des panneaux d’affichage, la diffusion de messages à la radio et des campagnes de porte-à-porte, installation de points d’eau où se laver les mains et de latrines, et distribution de kits d’hygiène.

Les infrastructures d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) des pays touchés par l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest comptent parmi les moins développées au monde. Le processus de relèvement doit renforcer les services publics de santé, notamment améliorer les installations WASH dans les écoles et les bidonvilles, et plus généralement assurer un accès durable à l’eau potable et à l’assainissement dans les communautés.

Dans l’après-crise, nous devons aider les États et les communautés à revenir à la normale, tout en maintenant les mesures de prévention. Il faut relancer les économies, surtout restaurer les emplois et les sources de revenus, et reconstruire les services de santé. Nous inscrivons notre action dans le long terme et continuerons à travailler dans les pays touchés.