La nouvelle directrice de la prévention et de la protection affirme que l’organisation s’apprête à tirer parti des recommandations officielles pour mettre en œuvre des améliorations plus ambitieuses

Oxfam est bien placée pour étendre les améliorations qu’elle est en train d’apporter à ses mécanismes de prévention et protection et à sa culture interne, a déclaré Victoria McDonough, nouvelle directrice adjointe internationale en charge de la prévention et de la protection. Oxfam publie aujourd'hui le cinquième rapport trimestriel de son plan d’action en 10 points du mois de février 2018 en réponse au scandale des comportements sexuels répréhensibles ayant eu lieu en Haïti.

 

Oxfam a réalisé de nettes améliorations au cours des 18 derniers mois. Nous avons jeté les bases nécessaires pour instaurer un environnement plus sûr et plus stimulant pour tous les membres du personnel et toutes les parties prenantes, en nous basant sur les orientations fournies par la Commission indépendante en juin » a affirmé Victoria McDonough.

 

Oxfam a accepté toutes les recommandations effectuées par la Commission indépendante et par la Charity Commission du Royaume-Uni qui a aussi publié ses conclusions au mois de juin. Elle est actuellement en train d’adapter son plan d’action en 10 points à la suite de ces rapports. Dans l’intervalle, la Charity Commission a accepté le plan d’action élaboré par Oxfam GB.

 

  • En juin, Oxfam a réussi le processus de certification de l’Initiative d’assurance de la qualité humanitaire (HQAI) à la suite d’un audit indépendant au cours duquel 225 personnes ont été interrogées au sein de ses programmes humanitaires en Éthiopie, au Bangladesh et en Ouganda.
  • Oxfam a mis en place de nouvelles modalités de signalement des abus afin d’encourager les personnes ayant été confrontées à des violences à se manifester en toute confiance et sécurité, notamment par le biais de téléphones portables et de tablettes. Elle réalise de nouvelles recherches dans trois pays afin de rassembler davantage de renseignements sur les facteurs qui incitent les personnes ayant été confrontées à des violences à les signaler ou au contraire à les taire.
  • Oxfam a transmis à d’autres organisations son outil de communication réputé « Sani Tweaks », qui aide les travailleurs et travailleuses humanitaires à promouvoir la sécurité des femmes et des filles en construisant des latrines plus sûres conçues en collaboration par des expert-e-s d’Oxfam et des femmes des communautés locales.
  • Oxfam œuvre en faveur des améliorations en matière de prévention et de protection au sein du secteur, notamment avec InterAction aux États-Unis, le Conseil australien pour le développement international, le Conseil canadien pour la coopération internationale, la Croix-Rouge néerlandaise aux Pays-Bas, un réseau d’ONG en Allemagne (VENRO), en Espagne (CONGDE), au Danemark (Global Fokus), au Mexique et au Royaume-Uni. De même, elle s’efforce de réaliser des améliorations dans la plupart de ses programmes pays comme il a d’ailleurs été signalé au Ghana, au Burkina Faso, en Mauritanie, au Zimbabwe, en Zambie, au Malawi, au Rwanda, au Mozambique, en RDC, en Ouganda et dans l’ensemble de l’Amérique latine et de l’Asie.

 

McDonough a remarqué que le dur labeur d’ores et déjà accompli par Oxfam au titre de son plan d’action en 10 points depuis le mois de février 2018 l’aidera à répondre aux conclusions les plus importantes de la Commission. Par exemple, juste après la publication du rapport de la Commission indépendante, Oxfam a annoncé l’établissement d’un nouveau Fonds mondial pour l’intégrité doté d’une enveloppe de 550 000 €, destiné à renforcer les activités menées par des organisations de la société civile locales dans le domaine de la prévention et la protection et a depuis embauché un-e responsable de la culture interne à l’échelle internationale.

 

La Commission indépendante a affirmé qu’Oxfam devait harmoniser ses activités en matière de prévention et de protection étant donné que ses différents affiliés travaillent de manière non concertée les uns par rapport aux autres. Nous pouvons démontrer que nous avons déployé des efforts considérables dans ce cas afin d’établir des normes communes » a expliqué Mme McDonough.

 

Oxfam dispose désormais d’un réseau mondial dédié à la prévention et à la protection, qui s’appuie sur des politiques communes en matière de signalement des cas, de PSEA, de protection de l’enfance, de recrutement sûr et de gestion de la performance. Nous sommes actuellement en train de mettre un point final à deux autres politiques communes relatives à l’appui offert aux personnes ayant été confrontées à des violences et à la gestion des cas. De plus, tous les programmes humanitaires d’Oxfam sont désormais ré-évalués de manière uniforme afin de cerner et de limiter les zones de risques, en particulier en ce qui concerne les violences basées sur le genre.

 

La Commission indépendante a par ailleurs déclaré qu’Oxfam devait redoubler d’efforts pour s’assurer que les principes féministes soient effectivement intégrés à l’ensemble de son travail. Encore une fois, cette critique nous a été d’une grande aide et nous nous concentrons en priorité dessus. Le nouveau plan stratégique d’Oxfam sera entièrement guidé par les principes du leadership féministe. Nous dépensons des dizaines de millions d’euros dans des programmes de développement à long terme axés sur la sécurité, la justice et l’autonomisation économique des femmes. La plupart de ces programmes sont exécutés en collaboration avec des organisations locales de défense des droits des femmes dans le monde entier a-t-elle ajouté.

 

La Commission indépendante a expliqué qu’Oxfam avait le potentiel d’être une voix qui porte dans le secteur. Nous sommes déterminé-e-s à donner forme à cette promesse et, dans cette optique, nous devons travailler activement sur toutes ses recommandations. Je tiens à rappeler à tout le monde qu’il s’agit d’un parcours de longue haleine » et que nous ne sommes peut-être qu’à la fin du commencement de notre renouveau, mais il y a encore beaucoup de travail à faire a-t-elle affirmé.

Contact

 

Matt Grainger, +(44)07730680837, matt.grainger@oxfam.org