Oxfam appelle à donner aux jeunes les moyens de lutter pour l’égalité

Selon un nouveau rapport d’Oxfam, alors que les jeunes n’ont jamais été aussi nombreux sur Terre, ils sont exclus des processus décisionnels et sont aussi les plus vulnérables aux crises économiques.

Publié à l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse et au cours du Forum social mondial, le rapport 'Jeunes et inégalités : appuyons les jeunes pour qu’ils deviennent maîtres de leur avenir,' montre également que les jeunes, notamment les femmes, souffrent des inégalités croissantes dans le monde.

Même si les effets de la récession de 2008 ont considérablement varié, les jeunes ont été plus systématiquement touchés. À l’échelle mondiale, 43 % des jeunes travailleuses et travailleurs sont encore sans emploi ou en situation de pauvreté.  Ils se heurtent également à de graves problèmes sociaux, politiques et environnementaux hérités de leurs aînés.

Les gouvernements et des groupes de la société civile recherchent des solutions aux difficultés rencontrées par les jeunes. De 2013 à 2014, le nombre des pays dotés d’une politique nationale pour la jeunesse a augmenté de 50 % et, aujourd’hui, les deux tiers des pays du monde en possèdent une. Mais peu de politiques et d’initiatives permettent d’améliorer la participation des jeunes ou leur ouvrent de nouvelles perspectives d’avenir.

"Notre rapport porte sur les difficultés des jeunes, mais il rappelle également aux gouvernements du monde entier qu’ils doivent prendre les jeunes au sérieux, car ceux-ci ont montré qu’ils peuvent amorcer des changements qui profitent à l’ensemble de la société. Oxfam travaille avec des milliers de jeunes femmes et jeunes hommes. Nous connaissons donc la force de leur engagement pour bâtir des communautés plus égalitaires pour eux-mêmes et pour les autres. Il est temps de les appuyer pour qu’ils deviennent maîtres de leur avenir," explique Lina Holguin, directrice des politiques d’Oxfam-Québec.

De plus en plus de jeunes rejoignent l’avant-garde des mouvements politiques. Tant dans le cadre d’organisations d’étudiants au Chili et au Québec que des manifestations contre la corruption au Burkina Faso, Oxfam a interviewé des jeunes femmes et des jeunes hommes militant pour des changements qui permettront de combler l’écart entre les plus riches et le reste de la société.

"Ce rapport met en lumière le changement progressiste porté par les jeunes. En tant que jeune et que chercheuse qui étudie les moyens de subsistance des jeunes au Kenya, je trouve important de montrer qu’une "prise en charge" des jeunes par les gouvernements et les adultes ne suffit pas, et de loin. Nous sommes le moteur de la lutte contre les inégalités et le changement climatique dans le monde. À ce titre, les gouvernements doivent nous écouter, apprendre de nous et collaborer avec nous pour façonner un avenir plus équitable," estime Jennifer Glassco, étudiante de troisième cycle à l’université McGill et co-auteure du rapport avec Oxfam.

Oxfam a permis à plus de cent jeunes du monde entier de participer au Forum social mondial à Montréal, cette semaine, afin d’explorer les solutions aux problèmes touchant la jeunesse.

"Le public, les gouvernements et les organisations de la société civile doivent s’allier avec les jeunes pour réduire les inégalités dont ils souffrent. Nous devons mettre à profit l’énergie, la créativité et le talent de jeunes femmes et jeunes hommes autonomes pour construire un monde plus juste, sinon nous serons toutes et tous perdants," prévient Lina Holguin.

 

Notes aux rédactions

Un manifeste de la jeunesse sera dévoilé samedi aux milliers de participantes et participants du Forum, dont les écrivaines et militantes Naomi Klein (canadienne) et Aminata Traoré (malienne).

Le rapport , 'Jeunesse et inégalités: Temps pour soutenir les jeunes en tant qu'agents de leur propre avenir', est ici

Contact

Justine Lesage, relations médias, Oxfam - +1 (514) 513.0013 ou Justine.Lesage@oxfam.org