Oxfam forme 119membres en matière d’investigation et investit plus de 2millions d’euros dans le cadre d’un programme visant à renforcer la prévention et la protectionpartout dans le monde

  • Désignation d’une Commission indépendante et examen en cours des pratiques de prévention et de protection (ou sauvegarde)
  • Formation initiale de 119 membres du personnel en matière d’investigation sur les questions de prévention et de protection
  • Plus de 2 millions d’euros investis dans la prévention et la protection à l’échelle de la confédération
  • Introduction de systèmes de référence du personnel avec des contrôles renforcés avant l’embauche
  • Signalement des alertes dans cinq langues

Oxfam a dispensé une formation initiale auprès de 119 membres du personnel en matière d’investigation sur les questions de prévention et de protection dans le cadre de son « plan d’action en dix points » lancé en février, suite aux critiques dont elle a fait l’objet concernant sa gestion de certaines affaires, notamment les cas d’abus sexuels perpétrés par d’anciens membres du personnel en Haïti.

Soucieuse de contribuer à renforcer le travail de prévention et de protection dans le secteur humanitaire et de l’aide, Oxfam a convié dix autres ONG internationales et organisations partenaires à sa formation dans six villes réparties un peu partout dans le monde.

Oxfam a investi plus de 2 millions d’euros dans le monde dans la prévention et la protection, notamment pour nommer un-e co-directeur/directrice associé-e international-e en charge de la prévention et de la protection et de la culture, ainsi que des responsables de la prévention et de la protection au sein de ses sept équipes régionales. Elle a désigné une Commission indépendante et étend sa formation sur la prévention et la protection et la justice entre les femmes et les hommes à l’ensemble de son personnel dans le monde (soit 10 000 personnes).

Oxfam a élaboré un système de contact centralisé pour gérer toutes les demandes concernant les références du personnel et dispose désormais de responsables accrédités au sein de chaque affilié Oxfam. Lorsque la loi le permet, les cas de faute grave, notamment les abus sexuels, apparaîtront clairement dans les références du personnel. Oxfam améliore ses contrôles en amont de l’embauche et fait de la prévention et de la protection une composante obligatoire au moment du recrutement et de l’intégration.

À compter d’octobre 2018, Oxfam publiera tous les six mois des données anonymes et consolidées sur toutes les enquêtes de prévention et de protection closes au cours de cette période parmi tous les membres de la confédération. Elle a désigné une Commission indépendante qui enquête actuellement sur les pratiques d’Oxfam en matière de prévention et de protection ; cette Commission publiera ses conclusions d’ici mai 2019.

Oxfam a restructuré ses systèmes d’alerte en proposant cinq langues pour le signalement et encourage ouvertement son personnel à les utiliser en toute confiance. Elle a rencontré plus de 20 bailleurs institutionnels afin de mieux comprendre leurs attentes en matière de divulgation des données et a élaboré une base de données regroupant toutes les enquêtes de prévention et de protection closes. Elle a dispensé des formations et organisé des discussions sur différents thèmes comme la justice entre les femmes et les hommes, la prévention et la protection, la sécurité et son code de conduite au sein de l’ensemble de ses équipes dans le monde.

« Notre plan d’action en dix points est notre façon de matérialiser nos excuses pour ce qui s’est passé en Haïti. Il commence à porter ses fruits, mais ce n’est que le début », indique Winnie Byanyima, directrice générale d’Oxfam International.

« Je suis fière de la détermination dont le personnel a fait preuve pour faire d’Oxfam un environnement plus sûr, avec une tolérance zéro en cas de comportement sexuel abusif ou d’abus de pouvoir à l’encontre des femmes ou de quiconque sur nos lieux de travail », poursuit Winnie Byanyima.

« La perfection n’existe pas et nous devrons surmonter de nouvelles épreuves, mais nous nous sommes engagés à bien faire les choses à l’avenir. Nous continuerons de coopérer, d’écouter et d’apprendre. Nous continuerons, et n’arrêterons jamais d’essayer, de poursuivre les progrès réalisés à ce jour grâce à notre plan en dix points », conclut-elle.

Notes aux rédactions

 À compter d’octobre 2018, Oxfam communiquera tous les six mois sur les enquêtes de prévention et de protection closes tout en revenant sur les progrès réalisés par rapport au plan d’action en dix points. La première publication inclura des données sur les deux premiers trimestres 2018.


• Le 16 février 2018, Oxfam a annoncé un plan d’action en dix points visant à renforcer les pratiques et les politiques en matière de prévention et de protection. Le détail des progrès réalisés par rapport à ce plan sont disponibles ici https://oxf.am/2JYqZa6.

• Le 16 mars 2018, Oxfam a désigné une Commission indépendante pour examiner ses pratiques en matière de prévention et de protection et de culture. Cette Commission est co-présidée par Zainab Bangura, ancienne Secrétaire général adjoint des Nations unies et par Katherine Sierra, ancienne Vice-présidente de la Banque mondiale. Elles dirigent un groupe indépendant d’experts internationaux issus du monde des affaires, de gouvernements et de la société civile.

Contact

Attila Kulcsar | attila.kulcsar@oxfam.org | Mobile: +44 7471 142974