Réaction d’Oxfam à la troisième conférence internationale des donateurs pour la Syrie

Andy Baker, qui coordonne la réponse d’Oxfam à la crise syrienne déclare :

« Bien que certains donateurs aient été généreux lors de la conférence de Koweït, les sommes promises correspondent à moins de la moitié des fonds nécessaires cette année pour fournir une aide humanitaire adéquate aux personnes qui en ont désespérément besoin. À moins d’une mobilisation massive d’autres États donateurs à la suite de la conférence, les Syriennes et Syriens, toujours plus nombreux à fuir leurs foyers et à lutter pour survivre, seront de moins en moins susceptibles de recevoir de l’aide. Comment la communauté internationale imagine-t-elle que ces personnes survivront ? Cette réponse collective insuffisante signifie abandonner à leur sort les personnes piégées en Syrie et près de quatre millions de réfugiés tandis que les pays voisins font face à une pression insupportable.

Des États ont montré la voie en fournissant leur part équitable de contributions financières. C’est le cas du Koweït, de l’Allemagne et du Danemark. Ces États doivent faire pression sur ceux qui sont au contraire bien loin de leur contribution équitable. Alors que les réductions de l’aide impactent d’ores et déjà les Syriennes et Syriens, il est essentiel que les promesses se transforment rapidement en une assistance concrète. Les pays riches doivent aussi offrir de réinstaller sur leur sol un nombre équitable des 5 % de réfugiés les plus vulnérables d’ici la fin de l’année.

Financer en totalité la réponse humanitaire est le strict minimum de ce que la communauté internationale devrait faire pour le peuple syrien. Même dans ce domaine, elle échoue, et de beaucoup. À moins que de réels progrès ne soient faits vers une sortie de conflit, les gouvernements vont devoir renouveler leurs promesses année après année. Pire, plus de Syriennes et Syriens vont souffrir, une perspective que personne ne souhaite. »

Notes aux rédactions: 

L’analyse complète des financements reçus en 2014 et 2015 et des promesses de réinstallation faites à ce jour est disponible en ligne.

Contact: 

Des porte-parole d’Oxfam au Koweït, à Beyrouth et à Amman peuvent donner des interviews en anglais, arabe et français. Contact : Joëlle Bassoul – jbassoul@oxfam.org.uk ou +961-71525218 @jobassoul.