Statut quo sur les grands enjeux dans le texte

En réaction à la publication d’un nouveau texte d’accord sur le climat, Romain Benicchio, porte-parole d’Oxfam France, déclare :

« Il est temps de choisir entre deux visions : se reposer sur la bonne volonté des pays donateurs ou donner des garanties aux pays les plus vulnérables sur la croissance des financements. La possibilité de fixer de nouveaux objectifs de financement pour la période après 2020 est toujours sur la table et doit y rester si les pays en développement veulent avoir une chance d’obtenir plus de soutien à l’avenir pour répondre aux besoins réels sur le terrain. Il ne s’agit pas de charité mais de responsabilité historique de la part des pays riches.

La question de l’adaptation est toujours en sursis, même si l’importance des dons et de sources de financement innovantes pour répondre aux besoins est soulignée.

L'absence de volonté politique significative pour relever l’ambition sur la réduction des émissions après 2020 est toute aussi inquiétante. Au cours des derniers jours, plus de 100 pays en développement ont insisté sur le fait que leur survie dépendait d’un accord limitant le réchauffement climatique à 1,5 degré. Dans ce contexte, un accord à 3 degrés est un scénario catastrophe.

Nous sommes à un moment critique car il ne reste plus que 24 heures aux Ministres pour abattre leurs cartes et faire preuve de plus d’ambition. Alors que la COP21 touche à sa fin, ils devraient se concentrer sur leur tâche –  un accord qui protégera le mieux les populations les plus vulnérables – plutôt que de penser d’ores et déjà à leurs activités du weekend.»

Contact: 

Sarah Roussel – Chargée de la communication et des relations médias Climat/COP21
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