Séisme en Équateur

During the first weeks following the quake, the Portoviejo shelter in Manabí took in almost 1,100 people. Oxfam worked with the relevant authorities to improve the shelter and sanitation conditions. Photo: Pablo Tosco/Oxfam
During the first weeks following the quake, the Portoviejo shelter in Manabí took in almost 1,100 people. Oxfam worked with the relevant authorities to improve the shelter and sanitation conditions. Photo: Pablo Tosco/Oxfam

Le 16 avril 2016, un puissant séisme a frappé la côte nord de l’Équateur, faisant plus de 650 morts, ainsi que des milliers de blessés, et détruisant plus de 30 000 bâtiments. Il s’agissait du séisme le plus violent que le pays ait connu depuis 1979.

Des centaines de milliers de personnes ont tout perdu et, à ce jour, certaines vivent encore dans des abris temporaires où elles ont un accès limité à l’eau potable. Au cours des premiers mois qui ont suivi le séisme, plus de 8 000 personnes ont vécu dans des refuges gérés par l’État et 11 000 dans des abris de fortune, dépourvus de tout service de base.

Les provinces d’Esmeraldas et de Manabí, à 170 km de Quito, la capitale, ont été les plus sinistrées. Selon les estimations, la reconstruction coûtera environ 3,4 milliards de dollars.

L'intervention immédiate d'Oxfam

Quelques heures à peine après la catastrophe, Oxfam a dépêché une équipe d’experts et expédié deux tonnes de conduites et réservoirs d’eau à Portoviejo et à Pedernales. Ces opérations ont été menées avec le soutien de l’Agence espagnole pour la coopération internationale au développement (AECID). Elles ont permis d’approvisionner plus de 10 000 personnes dont l’habitation avait été totalement détruite ou qui vivaient dans une zone où le réseau public de distribution d’eau avait subi des dommages importants.

En coordination avec le gouvernement et d’autres organisations internationales et locales, Oxfam a facilité l’accès des personnes les plus touchées par le sinistre à l’eau potable et à l’assainissement. Grâce à la générosité de vos dons, nous avons distribué des nécessaires d’hygiène et organisé des activités de promotion de l’hygiène afin d’éviter la propagation de maladies transmises par l’eau et d’autres infections. Cette première phase d’intervention a bénéficié à plus de 78 000 personnes dans 30 communautés.

Distribution de kits d'hygiène à Manabí, Equateur.“« Avec la distribution des kits d’hygiène, nous espérons sensibiliser la population à l’importance de se laver les mains et de boire une eau potable. » Arely Rodríguez, chargée de promotion de l’hygiène. Photo : Damaris Ruiz/Oxfam

Nous avons également réhabilité cinq systèmes d’adduction d’eau dans la municipalité de San Vicente (province de Manabí), ainsi que dans huit communautés de la province d’Esmeraldas. Dans le cadre de ces opérations, nous avons formé les communautés sinistrées pour qu’après une première intervention d’urgence, elles puissent gérer l’eau potable par elles-mêmes et organiser les activités de promotion de l’hygiène.

Les femmes ont participé très activement à la conception des installations sanitaires (salles de bain pour les femmes et les hommes, douches, toilettes adaptées aux enfants, etc.) et à l’élaboration de stratégies et d’outils de promotion de l’hygiène. Beaucoup ont joué un rôle moteur et ont organisé des réunions communautaires, des visites aux familles et des opérations de nettoyage.

De plus, l’équipe d’Oxfam en Équateur a mis au point un système novateur de collecte des données par dispositifs mobiles afin d’améliorer l’efficacité de l’approvisionnement en eau. Ce nouvel outil permet de connaître le nombre de litres d’eau consommés par une famille, le temps qu’il lui faut pour aller chercher l’eau et son degré de satisfaction, le tout en temps réel.

Pour un rétablissement à long terme

Ces premiers mois passés, notre action se concentre désormais sur la reconstruction à moyen et à court terme.

Les écoles et autres établissements d’enseignement font partie des infrastructures gravement touchées par le séisme du 16 avril. Déjà avant le tremblement de terre, les bâtiments présentaient d’importantes lacunes en matière d’eau et d’hygiène. En collaboration avec Unicef et des partenaires locaux, Oxfam a démarré un programme d’amélioration des écoles rurales dans les provinces d’Esmeraldas et de Manabí.

  • Nous garantissons l’accès à l’eau potable pour boire et se laver les mains.
  • Nous aménageons des toilettes pour les filles et les garçons.
  • Nous organisons des ateliers de promotion des bonnes pratiques d’hygiène dans les écoles et au sein des communautés rurales dont elles font partie.
  • Nous améliorons la gestion des déchets et encourageons le recyclage.
  • Nous réhabilitons les systèmes d’eau et d’assainissement aussi bien dans les écoles que dans les communautés.

Oxfam en Equateur

Oxfam est présente en Équateur depuis plus de 30 ans. Nous travaillons à améliorer les conditions de vie des populations agricoles, notamment leurs moyens de subsistance et leur accès à l’eau et à la terre. Nous favorisons également leur participation active aux politiques publiques qui les concernent. Nous soutenons par ailleurs les mouvements qui luttent pour la reconnaissance des droits des femmes et contre les violences sexistes. Enfin, en collaboration avec l’État équatorien, nous nous efforçons de réduire les risques en cas de catastrophe.