Crise au Soudan du Sud

“Nous avons appris à survivre avec le peu que nous avons. Nous n’avons ni hôpitaux, ni médicaments, ni eau potable.” Sultan, chef de communauté sur l’île de Gondokoro. Photo: Albert Gonzalez/Oxfam
“Nous avons appris à survivre avec le peu que nous avons. Nous n’avons ni hôpitaux, ni médicaments, ni eau potable.” Sultan, chef de communauté sur l’île de Gondokoro. Photo: Albert Gonzalez/Oxfam

Le conflit qui continue de miner le Soudan du Sud a plongé le pays dans une crise humanitaire aiguë. L’insécurité alimentaire atteint désormais le niveau d’urgence. Des millions de personnes ont été déplacées et ont toujours cruellement besoin d’une aide humanitaire. Avec votre aide, nous pouvons apporter une assistance vitale.

Une catastrophe causée par l’homme

A la suite d’une crise présidentielle survenue à Djouba en 2013, le Soudan du Sud s’est enfoncé dans un conflit politico-ethnique qui s’est étendu à une grande partie du pays et provoqué la mort de milliers de femmes, d’enfants et d’hommes.

Depuis, plus de 2,5 millions de personnes ont été contraintes de quitter leurs foyers pour fuir les violences. 1,6 million d’entre elles sont déplacées à l’intérieur du pays, tandis que plus de 830 000 ont cherché refuge dans les pays voisins, notamment l’Éthiopie, le Kenya, le Soudan et l’Ouganda. 4,8 millions de personnes ont un besoin urgent d’assistance humanitaire.

L’une des crises alimentaires les plus graves au monde

Les personnes contraintes d’abandonner leurs terres et leur bétail lors des déplacements forcés ont perdu tout moyen de nourrir leur famille. Le pays s’est enfoncé dans un marasme économique se caractérisant par la flambée des prix alimentaires et de l’énergie et par un coût de la vie qui ne cesse d’augmenter. Le commerce et les marchés locaux se sont effondrés et les réserves alimentaires sont épuisées.

L’augmentation de l’insécurité alimentaire pousse à présent la population dans ses derniers retranchements. Jamais depuis son indépendance, le Soudan du Sud n’avait connu une période de soudure aussi difficile. 5,3 millions de personnes risque de souffrir gravement de la faim cette année. On estime à plus de 686 000 le nombre d’enfants de moins de cinq ans (soit un sur quatre) souffrant de malnutrition aiguë sévère.

“Food is the most important need in our community, I see that health issues are also important. That’s why our teachers encourage us to keep our hands clean." Ladu, student, Gondoroko Island.

Répondre à des besoins croissants : l’action d’Oxfam

Depuis le début de la crise, en décembre 2013, Oxfam a apporté une assistance humanitaire à près de 860 000 personnes dans huit Etats. Nous avons également aidé plus de 100 000 réfugiés sud-soudanais en Éthiopie et 145 000 en Ouganda.

Nous coordonnons des distributions alimentaires pour les personnes déplacées par le conflit et les communautés qui les accueillent. Nous leur fournissons également du combustible ainsi qu’une aide aux revenus. Nous restaurons les systèmes de distribution d’eau endommagés, afin d’améliorer l’accès à l’eau potable. Nous construisons des installations sanitaires dans les camps de déplacés et les campements sauvages pour prévenir la propagation de maladies.

Dans le cadre de notre programme de développement à long terme, que nous menons souvent en collaboration avec des organisations partenaires sud-soudanaises, 350 000 personnes ont bénéficié d’activités de soutien à l’agriculture et de renforcement des moyens de subsistance, de consolidation de la paix et de réconciliation, ainsi que de promotion de la bonne gouvernance. Nous distribuons des semences et des outils agricoles aux communautés de déplacés, dispensons des formations sur les techniques agricoles et fournissons du matériel de pêche.

En réponse à l'épidémie de choléra et ses effets dévastateurs, Oxfam a redémarré ses activités de prévention dans la capitale Djouba, qui ont bénéficié à plus de 20 000 personnes. Nous réparons des puits et nous distribuons du savon, des seaux et des comprimés de purification d’eau. Nous menons également des campagnes publiques sur la prévention et le traitement de la maladie.

Éviter la détérioration de la situation humanitaire

Malgré la conclusion d’un accord de paix en août 2015, le cessez-le-feu a été violé à de multiples reprises et les combats ont repris, plongeant le pays dans une insécurité croissante.

Déplacements forcés, difficultés d’accéder à l’aide humanitaire et effondrement des marchés ont engendré une situation dans laquelle près d’un tiers de la population ne mange pas à sa faim.

Nous apportons une aide vitale aux familles qui en ont cruellement besoin. Avec votre aide, nous pourrons faire davantage.

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Mise à jour : 27 septembre 2016