Crise alimentaire au Soudan du Sud

Nyaliah est venue de Nyandong Payam pour s’inscrire aux distributions du Programme alimentaire mondial à Nyal, dans le comté de Panyijar, en situation d’extrême insécurité alimentaire depuis janvier 2017. Photo: Bruno Bierrenbach/Oxfam
Nyaliah est venue de Nyandong Payam pour s’inscrire aux distributions du Programme alimentaire mondial à Nyal, dans le comté de Panyijar, en situation d’extrême insécurité alimentaire depuis janvier 2017. Photo: Bruno Bierrenbach/Oxfam

Le Soudan du Sud est en proie à une crise humanitaire catastrophique provoquée par une violente guerre civile qui dure depuis trois ans. Plus de 5,5 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire extrême et 60 % de la population a besoin d’une aide d’urgence. Aidez-nous à leur procurer sans tarder de la nourriture, de l’eau et des installations sanitaires.

Une catastrophe d'origine humaine

À la suite d’une crise présidentielle survenue à Djouba en 2013, le Soudan du Sud s’est enfoncé dans un conflit politico-ethnique qui s’est étendu à une grande partie du pays et a provoqué la mort de dizaines milliers de femmes, d’enfants et d’hommes.

Depuis, 3,5 millions de personnes ont été chassées de chez elles par la guerre. 1,8 million d’entre elles ont cherché refuge dans les pays voisins, principalement l’Éthiopie, le Kenya, le Soudan et l’Ouganda. Ce sont pour la plupart des femmes et des enfants. Il s’agit de la plus importante crise de réfugiés sur le continent africain.

L’une des crises alimentaires les plus graves au monde

En février 2017, l’état de famine a été déclaré dans les comtés de Leer et de Mayendit, dans l’ancien État d’Unité : 100 000 personnes étaient directement touchées et 1 million d’autres menacées. Grâce à la générosité du public et de plusieurs États, Oxfam et d’autres organisations humanitaires ont pu enrayer la propagation de la famine. Pour l’instant.

Le conflit s’est intensifié et la situation se détériore à l’échelle du pays. Aujourd’hui, plus de 5,5 millions de personnes, soit 45 % de la population, sont confrontées à une insécurité alimentaire extrême et on s’attend à ce que ce chiffre augmente pour atteindre la moitié de la population d’ici à la fin juillet.

Bien que les pluies commencent à tomber et qu’il devienne possible de semer, il faudra encore attendre des mois avant que les cultures ne donnent. La saison des pluies comporte en outre un risque important de maladies transmises par l’eau, telles que le choléra, qui se développe déjà dans le pays.

7,5 millions de personnes ont à présent besoin d’aide humanitaire.

Au Sud Soudan, les pirogues fournies par Oxfam transportent les personnes particulièrement vulnérables.Des pirogues fournies par Oxfam transportent des îles avoisinantes des personnes particulièrement vulnérables qui ne peuvent se rendre par leurs propres moyens aux distributions du Programme alimentaire mondial. Photo: Bruno Bierrenbach/Oxfam

L’action d’Oxfam

Nous sommes sur le terrain où nous mettons tout en œuvre pour acheminer dans les plus brefs délais des vivres, de l’eau et des produits d’hygiène aux personnes les plus vulnérables, dont des milliers se sont réfugiées dans des îles isolées au milieu d’immenses marais. En 2016, nous avons porté assistance à plus de 600 000 personnes dans le cadre d’opérations d’aide d’urgence et de développement à plus long terme.

Pour faire face à la crise des réfugiés à l’échelle régionale, nous intervenons également en Ouganda, en Éthiopie, en République démocratique du Congo et au Tchad.

Nos activités consistent notamment à :

  • distribuer une aide alimentaire d’urgence
  • fournir de l’eau potable et construire des installations sanitaires
  • promouvoir les bonnes pratiques d’hygiène dans le cadre d’activités participatives et fournir des nécessaires d’hygiène
  • fournir des bons de transport pour que les personnes qui se sont réfugiées dans les îles puissent accéder en pirogue à l’aide dont elles ont besoin.

Nous aidons également les personnes les plus vulnérables à produire leur propre nourriture et à développer des moyens de subsistance leur permettant de subvenir à leurs besoins fondamentaux. Outre des formations pour améliorer les techniques agricoles, nous fournissons aux familles des ressources productives, comme des animaux d’élevage, des outils, des semences et du matériel de pêche. Nous distribuons également de l’argent en liquide, ainsi que des bons d’achat pour leur permettre de s’approvisionner sur les marchés, là où ceux-ci existent encore.

Nous continuons de lutter contre les épidémies de choléra qui ont été confirmées, avec plus de 7 700 malades. Nous réparons des trous de forage et distribuons du savon, des seaux et des comprimés de purification d’eau. Nous organisons également des campagnes d’information du public sur les méthodes de prévention et de traitement du choléra.

Vous pouvez aider

Chaque jour, le conflit menace un peu plus la vie des Sud-Soudanaises et Sud-Soudanais. Réduits à leur dernière extrémité, ils survivent avec ce qu’ils trouvent à manger dans les marais. Comme souvent en situation de crise, les femmes et les enfants paient le plus lourd tribut.

Le temps presse pour éviter que cette tragédie d’origine humaine ne s’aggrave.

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Mise à jour : juin 2017