Famine au Soudan du Sud

“Nous avons appris à survivre avec le peu que nous avons. Nous n’avons ni hôpitaux, ni médicaments, ni eau potable.” Sultan, chef de communauté sur l’île de Gondokoro. Photo: Albert Gonzalez/Oxfam
“Nous avons appris à survivre avec le peu que nous avons. Nous n’avons ni hôpitaux, ni médicaments, ni eau potable.” Sultan, chef de communauté sur l’île de Gondokoro. Photo: Albert Gonzalez/Oxfam

Le Soudan du Sud connaît actuellement l’une des crises les plus violentes au monde. Depuis trois ans, le plus jeune pays du monde est ravagé par un conflit armé. La situation humanitaire y est dramatique : plusieurs régions s’enfoncent dans une famine meurtrière et plus de 3 millions de personnes ont dû fuir leur foyer. Avec votre soutien, nous pouvons leur apporter une assistance vitale.

Une catastrophe d'origine humaine

À la suite d’une crise présidentielle survenue à Djouba en 2013, le Soudan du Sud s’est enfoncé dans un conflit politico-ethnique qui s’est étendu à une grande partie du pays et a provoqué la mort de dizaines milliers de femmes, d’enfants et d’hommes.

Depuis, plus de 3 millions de personnes ont été chassées de chez elles par la guerre. Au moins 1,4 million d’entre elles ont cherché refuge dans les pays voisins, principalement l’Éthiopie, le Kenya, le Soudan et l’Ouganda. Malgré un accord de paix négocié en 2015, les violences se poursuivent et prennent une ampleur alarmante, poussant à l’exode environ 4 000 personnes par jour.

Il s’agit de la plus importante crise de réfugiés sur le continent africain.

L’une des crises alimentaires les plus graves au monde

Ayant dû abandonner leur ferme et leur bétail, beaucoup de personnes déplacées ont perdu tout moyen de nourrir leur famille. Le pays a sombré dans un marasme économique. Les prix des produits alimentaires et de l’énergie flambent et le coût de la vie ne cesse d’augmenter. Le commerce et les marchés locaux se sont effondrés et les réserves alimentaires sont épuisées.

La situation alimentaire empire de jour en jour. Une personne sur trois souffre de la faim, un chiffre qui devrait augmenter en 2017. 100 000 personnes sont désormais confrontées à la famine, tandis qu’un autre million sont dites « en risque de famine » dans l’État de Unity. Plus d’un million d’enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition aiguë. Le risque de maladies liées à la consommation d’eau contaminée, telles que le choléra et la typhoïde, s’accroît.

7,5 millions de personnes ont désormais besoin d’aide humanitaire, et on s’attend à ce que la moitié de la population se retrouve en situation d’insécurité alimentaire extrême d’ici au mois de juillet.

“La nourriture est ce qu'il y a important pour notre communauté. Mais les questions de santé sont aussi cruciales. C'est pourquoi nos professeurs nous encouragent à nous laver les mains régulièrement.” Ladu, étudiant, Ile de Gondoroko.

Répondre à des besoins croissants : l’action d’Oxfam

Nous soutenons les personnes les plus vulnérables touchées par le conflit en leur apportant une aide vitale, mais aussi en leur permettant de se construire un avenir. En 2016, nous avons porté assistance à plus de 600 000 personnes dans le cadre d’opérations d’aide d’urgence et de développement à plus long terme.

Pour faire face à la crise des réfugiés à l’échelle régionale, nous intervenons également en Ouganda, en Éthiopie, en République démocratique du Congo et au Tchad.

Nos activités consistent notamment à :

  • distribuer une aide alimentaire d’urgence
  • fournir de l’eau potable et construire des installations sanitaires
  • promouvoir les bonnes pratiques d’hygiène dans le cadre d’activités participatives et fournir des nécessaires d’hygiène
  • aider les populations qui fuient en quête de sécurité.

Nous aidons également les personnes les plus vulnérables à produire leur propre nourriture et à développer des moyens de subsistance leur permettant de subvenir à leurs besoins fondamentaux. Outre des formations pour améliorer les techniques agricoles, nous fournissons aux familles des ressources productives, comme des animaux d’élevage, des outils, des semences et du matériel de pêche. Nous distribuons également de l’argent en liquide, ainsi que des bons d’achat pour leur permettre de s’approvisionner sur les marchés, là où ceux-ci existent encore.

Nous continuons de lutter contre les épidémies de choléra qui ont été confirmées dans 9 des 32 États du pays, avec plus de 4 700 malades. Nous réparons des trous de forage et distribuons du savon, des seaux et des comprimés de purification d’eau. Nous menons également des campagnes de sensibilisation sur la prévention et le traitement de la maladie.

Vous pouvez aider

Chaque jour, le conflit menace un peu plus la vie des Sud-Soudanais. Réduits à leur dernière extrémité, ils survivent avec ce qu’ils trouvent à manger dans les marais.

Comme souvent en situation de crise, les plus vulnérables, dont les femmes et les enfants, paient le plus lourd tribut au conflit.

Nous leur apportons une aide de première nécessité, mais le temps presse pour éviter que cette tragédie ne s’aggrave.

Nous avons besoin de vous pour renforcer notre action.

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Mise à jour : 23 février 2017