René Garcia Préval (deuxième à droite), Président d'Haïti, prend la parole lors  de la réunion ministérielle «Conférence internationale des donateurs vers un nouvel avenir pour Haïti". Crédit: ONU / Eskinder Debebe
L'argent promis doit se transformer en progrès concrets sur le terrain

Conférence internationale des donateurs à l’ONU : La communauté internationale promet d’aider Haïti à se reconstruire

“Les montants promis aujourd’hui doivent apporter un réel changement pour les dizaines de milliers de victimes. Cela ne peut pas être un concours VIP de demi-promesses.”
Philippe Mathieu
Porte-parole d’Oxfam à New-York
Publié le : 1 Avril 2010

À la conférence internationale des donateurs sur la reconstruction d’Haïti, qui s’est déroulée au siège de l’ONU, la communauté internationale s’est engagée à verser plus de 5 milliards de dollars pour les 2 années à venir pour aider Haïti à se reconstruire.

Philippe Mathieu, porte-parole d’Oxfam à New-York a dit:

« Plus de 5 milliards de dollars est un montant remarquablement généreux et nécessaire pour Haïti. »

« Ces promesses ne doivent pas être constituées d’argent recyclé pris au détriment d’autres crises humanitaires. Les pauvres et vulnérables ne devraient pas faire les frais de la crise. »

« La dernière fois que la région a été frappée par une catastrophe naturelle de cette envergure, l'ouragan Mitch en 1998, moins d'un tiers des 9 milliards de dollars promis avaient finalement été versés. Il ne faut pas que cela se reproduise cette fois-ci. »

« Presque tous les pays ont dépassé leurs obligations financières pour aider Haïti. Bientôt ces promesses vont devoir se transformer en progrès sur le terrain. Il ne suffit pas de se réunir et de promettre. Il faut tenir nos promesses. »

« Les montants promis aujourd’hui doivent apporter un réel changement pour les dizaines de milliers de victimes, et cela au plus vite. Des mécanismes vont devoir être mis en place rapidement, pour que la société civile haïtienne, le secteur privé, et les autorités locales puissent avoir leur mot à dire et surveiller la bonne utilisation des fonds. Le gouvernement doit immédiatement commencer à informer la population des moyens disponibles pour se préparer, à l’approche de la saison des pluies, sans quoi les ONG et l’ONU devront le faire elles-mêmes. »

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