Justice de genre et droits des femmes

Chaque jour, partout dans le monde, les femmes sont confrontées à des discriminations et des injustices. Elles subissent des violences et ne sont pas traitées à l’égal des hommes au sein de leur famille, au travail et dans la société en général. Elles ont moins de possibilités d’apprendre, de gagner leur vie et d’occuper des fonctions de premier plan.

Les personnes qui vivent dans la pauvreté sont majoritairement des femmes. Par rapport aux hommes, celles-ci ont moins de ressources, de pouvoir et d’influence. Elles peuvent de plus subir d’autres inégalités en raison de leur classe sociale, de leur origine ethnique et de leur âge, ainsi que d’intégrismes religieux ou autres.

Les inégalités entre les femmes et les hommes constituent un facteur important de pauvreté. Et un déni fondamental des droits des femmes.

Les inégalités femmes-hommes en chiffres

  • Moins de 22 % des parlementaires du monde et seulement 5 % des maires sont des femmes.
  • À travail égal, les femmes sont en moyenne rémunérées 24 % de moins que les hommes, dans l’ensemble des régions et des secteurs.
  • Les femmes représentent les deux tiers des adultes analphabètes dans le monde, une proportion qui n’a pas bougé depuis deux décennies.
  • 153 pays ont des lois favorisant la discrimination économique des femmes, dont 18 où un homme est en droit d’interdire à son épouse de travailler.
  • Dans le monde, une femme sur trois subira des violences au cours de sa vie.

L’égalité entre les femmes et les hommes : un moyen de réduire la pauvreté

Pour Oxfam, la justice de genre recouvre l’égalité et l’équité complètes entre les sexes dans toutes les sphères de la vie, de sorte que les femmes puissent, conjointement et sur un pied d’égalité avec les hommes, définir et élaborer les politiques, les structures et les décisions qui touchent à leur vie et concernent l’ensemble de la société.

Continuer à améliorer la législation et les politiques est nécessaire mais n’est pas suffisant. Nous avons la conviction que transformer les relations de pouvoir entre les femmes et les hommes, ainsi que les structures, normes et valeurs sur lesquelles elles reposent, est essentiel pour mettre fin à la pauvreté et redresser les inégalités.

Nous estimons que la prise de responsabilités par les femmes et leur action collective sont les principaux facteurs d’amélioration durable des droits des femmes et un puissant levier pour mettre fin à la pauvreté non seulement pour les femmes et les filles, mais aussi pour les autres.

Inscrire les droits des femmes au cœur de tout ce que nous faisons

Dans toutes les activités que nous menons, qu’il s’agisse d’interventions d’urgence, de projets à long terme avec les populations locales ou de campagnes pour un changement durable, nous combattons les inégalités et les discriminations ancestrales qui plongent les femmes dans la pauvreté et les y maintiennent. Nous travaillons en étroite collaboration avec les organisations de défense des droits des femmes afin de réduire les inégalités entre les femmes et les hommes efficacement.

Renforcer l’accès des femmes aux ressources

Nous soutenons les femmes dans leur lutte pour l’égalité d’accès à l’emploi et l’égalité salariale avec les hommes pour qu’elles aient autant de chances que ceux-ci de s’extraire de la pauvreté.

Faire entendre la voix des femmes

Nous aidons les femmes à prendre part aux processus de décision à tous les niveaux et nous promouvons le leadership et la participation des femmes.

Éliminer les violences faites aux femmes et aux filles

Dans plus de 40 pays, nous collaborons avec des organisations partenaires pour mettre fin aux violences faites aux femmes en faisant évoluer la loi et en battant en brèche les pratiques culturellement acceptées qui relèguent les femmes au rang de citoyens de seconde zone.

Viser à l’égalité entre les hommes et les femmes dans les interventions d’urgence

Dans tout notre travail humanitaire, nous adaptons nos activités aux besoins différents des femmes et des hommes de façon à promouvoir l’égalité entre les sexes.

Nous avons vu la différence que l’égalité d’accès à l’emploi, aux services de santé et d’éducation et au pouvoir de décision, ainsi que le fait de vivre à l’abri de la violence peuvent faire. Nous avons vu la différence lorsque les femmes et les filles peuvent faire leurs propres choix et exercer leur droit collectif d’expression et que les institutions tiennent compte de leurs besoins et leurs intérêts.

La justice de genre n’est pas seulement une question de droit. C’est aussi un moyen essentiel de construire des sociétés plus justes et de vaincre la pauvreté. Et chacune et chacun de nous a un rôle à jouer pour y parvenir.