Territoire palestinien occupé et Israël

territoire palestinien occupé et israël

Dans le Territoire palestinien occupé, à savoir la Cisjordanie (y compris Jérusalem-Est) et la bande de Gaza, près d’un quart de la population vit sous le seuil de pauvreté et les perspectives d’emploi, de sécurité et de santé se trouvent fortement limitées par l’occupation israélienne.

Depuis plusieurs décennies, le conflit avec Israël et l’occupation créent des conditions de vie éprouvantes qui minent les communautés du territoire.

Oxfam aide ces communautés à gagner leur vie et s’efforce de leur assurer un accès à l’alimentation, à l’eau, ainsi qu’à l’éducation. Nous intervenons lors des crises humanitaires. Nous aidons également à renforcer la société civile pour qu’elle puisse défendre les droits humains et permettre la participation des communautés aux décisions qui les concernent.

Selon la Banque mondiale, les restrictions de mouvements et d’accès à la terre et aux ressources coûtent à l’économie palestinienne environ 3.4 milliards de dollars chaque année, empêchant de nombreuses familles de subvenir à leurs propres besoins.

Le blocus de Gaza

En place depuis neuf ans, le blocus a ravagé l’économie gazaouie, empêché la plupart des habitants de sortir de la bande de Gaza, restreint l’accès aux services essentiels comme la santé et l’éducation, et isolé les populations palestiniennes de la bande de Gaza et de la Cisjordanie.

  • Plus de 43 % de habitants de la bande de Gaza (dont plus de 60 % de jeunes) se trouvent sans emploi. C’est le taux de chômage le plus élevé au monde. 80 % de la population est tributaire de l’aide humanitaire.
  • Nombre d’industries clés, telles que le secteur de la construction, ont été décimées, l’importation des matériaux de base à Gaza n’étant pas autorisée. Sur les 23 500 habitations nécessitant des travaux suite aux hostilités de 2014, seules 4180 ont été reconstruites.
  • Les exportations représentent désormais moins de 15 % de leur volume d’avant le blocus et l’approvisionnement des marchés palestiniens de Cisjordanie en produits agricoles et autres marchandises fait l’objet d’importantes restrictions.

Oxfam condamne toute violence exercée à l’encontre des civils, quelle que soit la partie en cause. Nous estimons que les populations tant israélienne que palestinienne méritent de vivre dans la paix, la sécurité et la prospérité. Nous pensons que seules la fin de l’occupation et la mise en œuvre d’une solution juste et durable au conflit permettront de vraiment progresser sur la voie de la justice et de l’élimination de la pauvreté dans le Territoire palestinien occupé et en Israël.

Nous sommes en faveur de la solution à deux États prônée par la communauté internationale.

Oxfam dans le Territoire palestinien occupé et en Israël

Oxfam est active dans la région depuis les années 1950 et y a ouvert un bureau dans les années 1980. Nous travaillons au sein des communautés les plus vulnérables à Gaza, à Jérusalem-Est et dans la zone C, qui représente 61 % de la Cisjordanie et est entièrement placée sous le contrôle militaire et civil d’Israël.

Oxfam collabore avec plus de 60 organisations partenaires palestiniennes et israéliennes. Ensemble, nous trouvons des solutions pour améliorer les moyens de subsistance et les droits des communautés locales.

Cisjordanie/Jérusalem-Est

En Cisjordanie, Oxfam milite pour les droits des communautés à demeurer sur leurs terres, and défend les droits des femmes et des groupes marginalisés à participer aux décisions qui ont des répercussions sur leurs vies. Nous aidons les oléicultrices et oléiculteurs à améliorer la qualité de leurs produits et à les commercialiser. Nous aidons également celles et ceux qui vivent de l’élevage à s’occuper de leurs animaux. À Jérusalem-Est, nous aidons les femmes à démarrer un petit commerce et les partenaires locaux à améliorer les bâtiments scolaires. Nous veillons également à ce que les habitant-e-s bénéficient d’une aide juridique pour les aider à rester dans leur ville.

Gaza

Deux ans après le début du conflit de 2014, les besoins humanitaires restent considérables. La population de Gaza a vécu les pires destructions qu’elle ait connues depuis des décennies et se retrouve plus vulnérable encore qu’elle ne l’était déjà.

Nous condamnons toute violence contre les populations civiles. Il faut de toute urgence mettre en place un cessez-le-feu durable, renvoyer à leurs responsabilités toutes les parties afin qu’elles répondent des violations continues du droit international, et mettre un terme au blocus israélien sur Gaza.

Nous travaillons avec les agriculteurs et les pêcheurs qui se voient refuser l’accès à leurs moyens de subsistance. Nous fournissons de l’eau potable et des services d’assainissement, et menons un projet de distribution de bons alimentaires qui permet aux familles les plus vulnérables de manger à leur faim et qui soutient l’économie locale. Nous aidons les productrices et producteurs locaux à améliorer la qualité de leurs produits et à les commercialiser. Nous soutenons les activités de défense de leurs droits menées par des organisations locales de la société civile et nous avons apporté une aide d’urgence lors de crises militaires et d’inondations.

Notre travail à Gaza bénéficie du soutien de nombreux donateurs dont ECHO, DFID, DEC, Danida, le PAM, SIDA, DFATD et les gouvernements belges et italiens, ainsi que de la générosité du public qui répond à nos appels à travers le monde.