Mauritanie

Plage des pêcheurs de Nouakchott, Mauritanie. Crédit : Migueltxo Molina / Oxfam Intermón

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La Mauritanie est l´un des pays les plus vastes et les moins peuplés d’Afrique de l’Ouest. Malgré les énormes ressources (poisson, fer, pétrole, or, etc.) dont dispose le pays, plus de 16,6 % de la population du pays vit en dessous du seuil d’extrême pauvreté. La dégradation des conditions et des facteurs de production, le réchauffement climatique et les catastrophes récurrentes, l’incohérence des politiques et la mauvaise gouvernance, entre autres, sont autant de facteurs qui limitent le développement et contribuent à la fragilisation et à la paupérisation de la population rurale.

Par ailleurs, la Mauritanie fait face au défi de la consolidation d’une identité nationale intégrant différentes composantes qui cohabitent difficilement en raison de situations d´inégalités sociales. Depuis quelques années, le pays s’est engagé dans des réformes politiques, économiques et sociales dans le but de renforcer la démocratie et la bonne gouvernance, de lutter contre la pauvreté et de promouvoir l’unité des Mauritaniens. 

La Mauritanie se classe au 159 e rang en ce qui concerne l’Indice de développement humain (IDH) 2018 du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Oxfam en Mauritanie

Présente en Mauritanie depuis 1983, Oxfam œuvre, à travers des partenaires nationaux, à mieux préparer les populations à faire face aux crises alimentaires en périodes d’urgence climatique croissantes et ce dans le respect des droits des personnes marginalisées, en particulier les femmes et les jeunes. Dans un tel contexte marqué par les changements climatiques et les migrations, nous stimulons la création d’emploi et l’insertion professionnelle des personnes les plus vulnérables.

Nous intervenons principalement dans deux zones: « Zone Sud » (Régions ou Wilayas du Brakna et Gorgol), « Zone Est » (Wilaya du Hodh el Gharbi) dont quatre zones de concentration : Nouakchott, et les zones agropastorales du Brakna, du Gorgol et du Hodh el Gharbi. 

Affronter les changements climatiques et les crises alimentaires 

Nous contribuons à l’émergence d’une communauté (femmes et hommes, y compris les plus pauvres) plus résiliente et moins vulnérable aux crises alimentaires en leur donnant l’accès à des moyens de production durables pour développer l’agriculture et l’élevage, ainsi que d’autres secteurs productifs ruraux. Dans un environnement saharo-sahélien, nous priorisons l'introduction de techniques novatrices adaptées aux changements climatiques.

Nous aidons les communautés paysannes à plaider pour que les acteurs clés, y compris l’État, allouent davantage de ressources aux secteurs productifs pour que les petits producteurs et productrices puissent tirer bénéfice du fruit de leur travail et en vivre dignement. Nous accompagnons les acteurs locaux dans le plaidoyer et l’influence envers les décideurs pour les inciter à respecter leurs différents engagements et à intégrer les changements climatiques dans les grandes orientations stratégiques du pays.

Enfin, nous fournissons de l’assistance alimentaire aux ménages les plus vulnérables et nous leur donnons accès à des activités génératrices de revenus afin de faciliter leur transition vers la reconstitution de leurs moyens d'existence durables.  

Soutenir la participation citoyenne à la bonne gouvernance

Nous contribuons au renforcement de la citoyenneté des populations rurales en les accompagnant pour qu’elles réclament et exercent leurs droits à la protection/assistance, à l’information, à la participation, à la gestion des affaires publiques et à la redevabilité vis-à-vis des détenteurs d’obligations. 

Nous facilitons ainsi le développement d’un mouvement d’influence citoyen au sein duquel les femmes et les jeunes plaident en faveur de la mise en place d’une gouvernance foncière qui sécurise les droits fonciers des populations rurales en particulier les droits d’accès et d’usage de la terre par les femmes ; une redistribution des richesses nationales, en particulier des industries extractives, entre les régions, les communautés, les hommes et les femmes et en faveur du secteur de l’agriculture et d’un budget de préparation et de réponse aux crises.