Crise alimentaire au Soudan du Sud

Ruth, déplacée interne à Akobo, au Soudan du Sud, est l'une des 10 000 bénéficiaires du programme de distribution alimentaire d'Oxfam. Photo: Tim Bierley/Oxfam
Ruth, déplacée interne à Akobo, au Soudan du Sud, est l'une des 10 000 bénéficiaires du programme de distribution alimentaire d'Oxfam. Photo: Tim Bierley/Oxfam

Le Soudan du Sud est en proie à une crise humanitaire catastrophique provoquée par une violente guerre civile qui dure depuis plus de quatre ans. La moitié de la population est en situation d’insécurité alimentaire extrême et a besoin d’une aide d’urgence. Aidez-nous à lui procurer sans tarder de la nourriture, de l’eau et des installations sanitaires.

Un conflit dévastateur

À la suite d’une crise présidentielle survenue en 2013, le Soudan du Sud s’est enfoncé dans un conflit qui a gagné la majeure partie du pays et a provoqué la mort de dizaines de milliers de personnes.

Plus de 4 millions de personnes - un-e habitant-e sur trois - ont été chassées de chez elles par les violences de cette guerre, dont 2,5 millions ont fui dans les pays voisins. Il y a actuellement un million de réfugiés Sud-Soudanais en Ouganda, qui représentent la moitié de la population réfugiée dans le pays.

La majorité sont des femmes et des enfants. Il s’agit de la plus importante crise de réfugiés en Afrique.

L’une des crises alimentaires les plus graves au monde

Le conflit a plongé le pays dans un marasme économique. Les prix des produits alimentaires et de l’énergie flambent et le coût de la vie ne cesse d’augmenter. Le commerce et les marchés locaux se sont effondrés et les réserves alimentaires sont épuisées.

Les populations qui ont fui ont perdu tous leurs biens : maison, cultures, revenus. Jetées sur les routes, elles se retrouvent bloquées dans des localités où les infrastructures ne sont pas prévues pour faire face à l’arrivée de dizaines de milliers de personnes.

Les récoltes de 2017 ont été médiocres, voire inexistantes pour beaucoup. Les pronostics sont dès lors extrêmement inquiétants pour les longs mois de la saison sèche qui commence. Plus de 7,1 millions de personnes, soit la moitié de la population, sont confrontées à une insécurité alimentaire extrême. Tant que la guerre continue, la situation ne peut que s’aggraver.

Au Sud Soudan, les pirogues fournies par Oxfam transportent les personnes particulièrement vulnérables.Des pirogues fournies par Oxfam transportent des îles avoisinantes des personnes particulièrement vulnérables qui ne peuvent se rendre par leurs propres moyens aux distributions du Programme alimentaire mondial. Photo: Bruno Bierrenbach/Oxfam

L’action d’Oxfam

Nous sommes sur le terrain où nous mettons tout en œuvre pour acheminer dans les plus brefs délais des vivres, de l’eau et des produits d’hygiène aux personnes les plus vulnérables, dont des milliers se sont réfugiées dans des îles isolées au milieu d’immenses marais. Nous portons assistance à plus de 500 000 personnes dans le cadre d’opérations d’aide d’urgence et de développement à plus long terme.

Pour faire face à la crise des réfugiés à l’échelle régionale, nous intervenons également au Soudan, en Ouganda et en Éthiopie.

Nos activités consistent notamment à :

  • fournir une aide alimentaire d’urgence ainsi que de l'eau potable, des installations sanitaires et des nécessaires d'hygiène, et promouvoir les bonnes pratiques d'hygiène afin de prévenir la propagation de maladies telles que le choléra
  • fournir des bons de transport pour que les personnes qui se sont réfugiées dans les îles puissent accéder en pirogue à l’aide dont elles ont besoin.
  • aider les populations à produire leur propre nourriture et à gagner leur vie. Outre des formations pour améliorer les techniques agricoles, nous fournissons aux familles des ressources productives, comme des animaux d’élevage, des outils, des semences et du matériel de pêche.
  • distribuer de l’argent en liquide et des bons d’achat pour permettre aux familles de s’approvisionner sur les marchés, quand ceux-ci fonctionnent.

Vous pouvez agir

Chaque jour, le conflit menace un peu plus la vie des Sud-Soudanaises et Sud-Soudanais.

Le temps presse pour empêcher que cette tragédie d’origine humaine ne s’aggrave.